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Les hôpitaux mieux préparés face à la canicule

Malgré la grève qui touche les urgences depuis plusieurs mois, les hôpitaux et les centres hospitaliers sont mieux préparés face à la canicule.

Boire deux litres par jour en cas de fortes chaleurs, la consigne est simple mais le docteur Narboni la répète lors de toutes les consultations en cette période de canicule: "Les gens s’hydratent moins et quand ils boivent cela leur coupe l’appétit. À ce moment-là ils sont hyper fatigués parce qu’ils ne se nourrissent plus correctement. Ils ont une baisse de tension, ils ont des signes d’hypoglycémie, des vertiges ou encore la tête qui tourne", explique la médecin généraliste à BFM Paris.

Dans le centre de santé de Saint-Lazare où elle officie, 20 à 25% des patients prennent rendez-vous pour des symptômes liés à la canicule qui touche la région pour la seconde fois de l’été.

"On est prêts à décommander des opérations"

Les hôpitaux eux-aussi sont préparés à la vague de chaleur. Aux urgences, les chefs de service ont appris des erreurs du passé.

"On voit bien qu’il y a beaucoup de choses qui ont été faites depuis 2003 et donc que la situation n’a strictement rien à voir. Si on a un afflux de patients et bien on est prêts à décommander des opérations pour libérer des lits", explique Philippe Juvin, chef de services des urgences à l’hôpital Pompidou.

SAMU et médecin traitant plutôt que les urgences

Des fortes chaleurs qui coïncident néanmoins avec un mouvement social qui durent depuis plusieurs mois. Plus de 200 services d’urgences sont toujours en grève.

"Au niveau local, les actions continuent. À Nantes il y a eu une mobilisation récente pour dénoncer l’immobilisme du gouvernement sur la plupart de nos revendications", rappelle Inès Gay membre du collectif Inter-Urgence.

En cas de coup de chaud, les médecins recommandent de ne pas se rendre immédiatement aux urgences mais d’appeler le SAMU, ou de consulter son médecin traitant.

João Alencar, Amelie Pateyron, Juan Palencia, Marine Haÿ (avec Guillaume Dussourt)