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Les Français jugent sévèrement la couverture médiatique du Covid-19, selon une étude

Kiosque à journaux à Marseille, en mai 2020

Kiosque à journaux à Marseille, en mai 2020 - Christophe SIMON / AFP

D'après un sondage réalisé pour les Assises du journalisme de Tours, de nombreux Français qualifient la couverture de l'épidémie par les médias anxiogène, excessive et catastrophiste.

Les Français se montrent globalement très critiques sur la façon dont les médias ont couvert la pandémie de Covid-19, selon une étude publiée ce samedi. Environ 60% des personnes interrogées estiment que les médias ont accordé une place trop importante à l'épidémie, contre 10% d'avis contraires et 25% qui trouvent qu'elle a été "équilibrée", selon cette étude effectuée par Viavoice pour les Assises du journalisme de Tours en partenariat avec France Télévisions, France Médias Monde, Le Journal du Dimanche et Radio France.

Par ailleurs, les sondés, appelés à choisir jusqu'à trois qualificatifs pour évaluer le traitement global de la crise sanitaire dans les médias, ont répondu à 50% qu'elle était "anxiogène", à 45% "excessive" et à 28% "catastrophiste". Les commentaires positifs sont moins fréquents: seuls 24% des répondants ont trouvé que l'information sur l'épidémie était "utile", 12% "concrète" et 9% qu'elle était "constructive, porteuse de solutions".

43% des sondés estiment que les médias ont alimenté la peur

Lorsqu'on leur demande comment les médias se sont comportés par rapport à la peur de la pandémie, 43% estiment qu'ils l'ont alimentée et 32% qu'ils l'ont exploitée pour faire de l'audience. Seuls 13% estiment qu'ils les ont aidés à maîtriser cette peur.

En revanche, les Français louent le travail de fact-checking effectué par les médias durant cette crise: 33% ont déclaré qu'il était "nécessaire" et 16% "utile". Seuls 8% l'ont trouvé inutile et 7% trop important, tandis que 29% auraient souhaité qu'il soit plus important.

Enfin, 37% estiment que la démarche des médias qui ont essayé de se rapprocher du public durant cette crise était "nécessaire" et 19% qu'elle était "intéressante", contre 24% qui l'ont jugée "démagogique" et 11% "insuffisante".

L'étude a été réalisée en ligne du 4 au 8 septembre, auprès d'un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française adulte.

Mélanie Rostagnat avec AFP Journaliste BFMTV