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Les Français acceptent de moins en moins l'austérité

Une large majorité de Français (62%) refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics, soit une hausse de cinq points en un an, selon un sondage Viavoice pour BCPE, Les Echos et France info diffusé jeudi. /Photo d'archives

Une large majorité de Français (62%) refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics, soit une hausse de cinq points en un an, selon un sondage Viavoice pour BCPE, Les Echos et France info diffusé jeudi. /Photo d'archives - -

PARIS (Reuters) - Une large majorité de Français (62%) refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics, soit une...

PARIS (Reuters) - Une large majorité de Français (62%) refusent de consentir à des efforts pour réduire la dette et les déficits publics, soit une hausse de cinq points en un an, selon un sondage Viavoice pour BCPE, Les Echos et France info diffusé jeudi.

Cette enquête montre que la hausse des prélèvements obligatoires pèse de plus en plus sur le pouvoir d'achat des ménages et que le seuil d'intolérance est atteint, souligne l'institut de sondage.

En particulier, les deux tiers (67%) des ouvriers et des employés ne sont pas prêts à perdre du pouvoir d'achat.

Symétriquement, seuls 35% des Français se déclarent "prêts à perdre un peu de pouvoir d'achat pour réduire la dette et les déficits", soit 6 points de moins qu'en octobre 2011.

De la même façon, les inquiétudes en matière de pouvoir d'achat progressent nettement: 57% des Français anticipent une baisse de leur pouvoir d'achat au cours des 3 prochains mois (+4 points depuis septembre et +21 points depuis mai).

Pour Viavoice, ces inquiétudes croissantes, dues en grande partie à la hausse de la fiscalité, "rendent les plans de rigueur gouvernementaux de moins en moins acceptables et acceptés."

Ce sondage a été réalisé les 18 et 19 octobre 2012 auprès d'un échantillon de 1.005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Gérard Bon, édité par Patrick Vignal