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Lens: une jeune femme jugée pour avoir défenestré l'un de ses amis

Une jeune femme de 23 ans comparaît devant la cour d'assises du Pas-de-Calais jusqu'à ce mercredi. Elle est accusée d'avoir défenestré l'un de ses amis. (Photo d'illustration)

Une jeune femme de 23 ans comparaît devant la cour d'assises du Pas-de-Calais jusqu'à ce mercredi. Elle est accusée d'avoir défenestré l'un de ses amis. (Photo d'illustration) - AFP

Le procès se tient à la cour d'assises du Pas-de-Calais jusqu'à ce mercredi. Une jeune femme est accusée d'avoir poussé de son balcon l'un de ses amis. La victime lui devait 20 euros.

Est-il tombé seul ou l'a-t-elle volontairement poussé par la fenêtre? Une jeune femme de 23 ans comparaît actuellement devant la cour d'assises du Pas-de-Calais, qui doit déterminer si elle a ou non volontairement défenestré l'un de ses amis.

Les faits remontent au 22 mars 2013, comme l'explique La Voix du Nord. L'accusée, au parcours difficile et chaotique sur fond de drogue et de prostitution, apprend que sa fille sera placée un an de plus par la justice. Désemparée, elle organise une soirée dans son appartement et consomme avec ses invités du whisky et du cannabis. Plus tard, cette habitante de Lens souhaite terminer la soirée à Lille, "où elle se sent chez elle".

Une dette de 20 euros

Pour ce faire, elle demande à l'un de ses convives, un SDF de 25 ans, "serviable et facilement manipulable", de l'y emmener en voiture. L'homme refuse de jouer le rôle de chauffeur, bien que la jeune femme le rémunère de temps en temps pour certains services. Une dispute éclate alors entre les deux protagonistes. La propriétaire des lieux enferme les invités dans son salon et s'isole avec le jeune sans-abri. Elle lui reproche également une dette de 20 euros non honorée et lui ordonne de la rembourser. Quelques minutes plus tard, il chute du quatrième étage. 

Secouru par un voisin, l'homme, qui a passé douze jours dans le coma, a finalement survécu. Il accuse son hôte de l'avoir délibérément poussé par la fenêtre. L'accusée, qui nie les faits en bloc et assure qu'il a sauté de lui-même, risque une peine de 30 ans de réclusion criminelle.

Alexandra Milhat