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Le palmarès des villes où il fait bon rouler

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L'association 40 millions d'automobilistes vient de publier son palmarès des villes où il fait bon rouler. Des villes qui ne sont pas dans le tout-bagnole mais qui savent mixer voitures et transports en communs.

Voilà qui va rassurer l’automobiliste qui se sent de plus en plus stigmatisé. "Oui, il existe bien des villes autophiles, où il fait bon se déplacer", affirme Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes. L’association vient de publier son guide des "Villes où il fait bon rouler", à l’issue d’une vaste consultation appelant les habitants à noter la politique de leur ville en matière de déplacements. Parmi les critères retenus : le stationnement, la fluidité du trafic, l’état des routes… mais aussi la complémentarité avec les transports en commun.

Heureux donc, les automobilistes du Havre, de Reims et de Metz (catégorie ville de plus de 100.000 habitants), de Calais, Tourcoing et Lorient (villes de 50.00 à 100.000 habitants), de Marcq-en-Baroeul, Châtellerault et Dreux (villes de 30.000 à 50.000 habitants) et de Villiers- sur-Marne, Elancourt et Ozoir-la-Ferrière (villes d’Ile-de-France).

Un savant mélange voiture - transports en commun

Des villes qui ont érigé la voiture en priorité ? Pas du tout, rétorque Pierre Chasseray. Par exemple, Calais : "C’est une ville qui fait tout pour l’automobiliste, mais aussi tout pour celui qui veut prendre les transports en commun, explique-t-il à RMC.fr. On a une navette fluviale gratuite, des transports en commun gratuits, des vélos en libre-service et du stationnement gratuit. Et ça ne fait pas une ville du tout-bagnole. Quand vous réussissez à organiser le stationnement et qu'en plus vous avez des transports en commun de qualité et abordables, votre ville est d’autant plus fluide pour ceux qui choisissent d’emprunter leur véhicule. Donc c’est aussi une ville qui pollue moins".

Stationnement facilité et abordable

Pour expliquer ce plébiscite, les élus des villes primées mettent tous en avant leur politique en matière de stationnement (nombre de places, gratuité ou tarifs modérés), mais aussi la mise en place de voies de contournements, de synchronisation des feux, ainsi qu'une politique volontariste pour les piétons et les cyclistes. Tous rejettent en tout cas la chasse aux voitures. "Une utilisation raisonnée de la voiture en ville est non seulement incontournable, mais elle est même nécessaire à l’attractivité d’une commune, notamment sur le plan économique", rappelle ainsi Bernard Gérard, député-maire de la ville de Marcq-en-Baroeul, dans le Nord.

Philippe Gril