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Le compositeur et chef d'orchestre Pierre Boulez est mort

Le chef d'orchestre Pierre Boulez lors d'un concert sous la pyramide du Louvre, à Paris, en décembre 2011

Le chef d'orchestre Pierre Boulez lors d'un concert sous la pyramide du Louvre, à Paris, en décembre 2011 - Miguel Medina-AFP

Le compositeur et chef d'orchestre français Pierre Boulez, figure majeure de la musique contemporaine, est décédé mardi soir à l'âge de 90 ans. Il était connu et joué dans le monde entier.

Le chef d'orchestre français Pierre Boulez est décédé mardi soir à Baden-Baden, en Allemagne, où il habitait, a annoncé mercredi sa famille dans un communiqué. Agé de 90 ans, ce compositeur était une figure majeure de la musique contemporaine.

"Pour tous ceux qui l'ont côtoyé et qui ont pu apprécier son énergie créatrice, son exigence artistique, sa disponibilité et sa générosité, sa présence restera vive et intense", a indiqué la famille dans le communiqué diffusé par la Philharmonie de Paris. 

"Il a fait rayonner la culture française"

Les hommages ont été immédiats. François Hollande a salué sur Twitter un artiste qui a "fait briller la musique française dans le monde" et a "toujours voulu penser son époque". Manuel Valls a évoqué son "audace", son "innovation" et sa "créativité". Et Fleur Pellerin, la ministre de la Culture, a quant à elle honoré "un compositeur et chef d'orchestre hors norme".

Pierre Boulez, connu et joué dans le monde entier, est considéré comme l'une des personnalités les plus influentes du monde musical depuis les années 1950. Ce théoricien et pédagogue, qui a enseigné au Collège de France, a défendu sans relâche la place de la musique nouvelle et encouragé la création musicale. Chef recherché des deux côtés de l'Atlantique, il a dirigé, toujours sans baguette, l'Orchestre de Cleveland, le Symphonique de la BBC et le Philharmonique de New York.

Il était à l'origine de la Philharmonie de Paris

Exaspéré par l'attitude conservatrice du monde musical français, il s'était exilé à Baden-Baden à l'aube des années 1960. Il n'était revenu en France qu'en 1974, lorsque le président Pompidou lui avait demandé de fonder l'Ircam, l'Institut de recherche et de coordination acoustique/musique, et l'Ensemble intercontemporain.

Cet inlassable bâtisseur d'institutions a également été à l'origine de la Cité de la musique, inaugurée en 1995, et de la Philharmonie de Paris, ouverte en janvier 2015 sans lui, alors qu'il était déjà malade.

C.H.A. avec AFP