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La mort d’un nageur à Paris questionne un syndicat sur la sécurité des piscines municipales

D'après la CGT, il existe des écart de sécurité dans les piscines parisiennes.

D'après la CGT, il existe des écart de sécurité dans les piscines parisiennes. - Mychele Daniau - AFP

Depuis la mort d’un nageur de 23 ans dans une piscine du 15e arrondissement de Paris, la CGT des cadres et techniciens parisiens s’interroge sur la sécurité dans les piscines et réclame la mise en place du système Poséidon, capable de détecter des corps inanimés sous l’eau.

Nage-t-on en sécurité dans toutes les piscines parisiennes? La CGT des Cadres et techniciens parisiens des services publics territoriaux semble en douter et dénonce des écarts inquiétants de sécurité selon les structures.

"De toute évidence, suivant la piscine dans laquelle vous allez nager, votre sécurité n’est pas assurée de manière similaire", écrit le syndicat dans un communiqué.

Un avertissement qu'a formulé la CGT un mois après la mort d’un jeune homme à la piscine Blomet, dans le 15e arrondissement de Paris, comme l'indique Le Parisien. Découvert inanimé sous l’eau par des maîtres-nageurs, le nageur de 23 ans est mort malgré sa prise en charge par le personnel et les pompiers. 

Un drame qui traduit pour la CGT une faille dans la sécurité des piscines parisiennes. Pour parvenir à une "surveillance optimale", le syndicat met en avant la nécessité de recourir à une assistance électronique à travers le système Poséidon. 

Des caméras qui détectent un corps immobile

Ce dispositif repose sur des caméras disposées en profondeur, capables de repérer un corps immobile au fond de l'eau. Un signal sonore se déclenche alors pour alerter les maîtres nageurs. Si le dispositif n'a pas vocation à remplacer une surveillance humaine, Poséidon a déjà fait ses preuves. Installé dans plus de 200 piscines dans le monde dont 9 à Paris, le système a permis de sauver plusieurs vies. En 2010, un jeune homme avait ainsi été sauvé de la noyade à la piscine de Saint-Germain-en-Laye grâce à l'alerte de Poséidon qui avait permis une meilleure réactivité des maîtres-nageurs.

Le syndicat souhaite également en complément de ce système un renforcement des effectifs au bord des bassins qui seraient à l'heure actuelle insuffisants. 

"Il n’y a bien trop souvent qu’un seul maître-nageur affecté à la surveillance des usagers de la piscine, alors que l’expérience montre que pour l’application des premiers secours, il faut impérativement être deux", poursuit la CGT.

Auprès du Parisien, l'adjoint à la Mairie de Paris en charge des sports estime qu'il "n'est jamais bon d'instrumentaliser un décès à des fins syndicales" et qu'une enquête est en cours pour établir les responsabilités de la noyade du nageur.

C. B