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La Faute-sur-Mer appréhende la saison touristique

Vue de La Faute-sur-Mer après le passage de la tempête Xynthia. A deux mois des vacances scolaires d'été, les hôteliers et les restaurateurs de la ville durement frappée par Xynthia, appréhendent la saison touristique à venir. /Photo prise le 2 mars 2010/

Vue de La Faute-sur-Mer après le passage de la tempête Xynthia. A deux mois des vacances scolaires d'été, les hôteliers et les restaurateurs de la ville durement frappée par Xynthia, appréhendent la saison touristique à venir. /Photo prise le 2 mars 2010/ - -

A deux mois des vacances scolaires d'été, les hôteliers et les restaurateurs de La Faute-sur-Mer, une ville durement frappée par la tempête Xynthia, appréhendent la saison touristique à venir.

par Guillaume Frouin

LA FAUTE-SUR-MER, Vendée (Reuters) - A deux mois des vacances scolaires d'été, les hôteliers et les restaurateurs de La Faute-sur-Mer, une ville durement frappée par la tempête Xynthia, appréhendent la saison touristique à venir.

Une campagne de publicité nationale sera lancée ce lundi pour inciter les touristes à venir sur la côte atlantique cet été et à ne pas annuler leurs réservations.

Plus que l'impact médiatique des inondations, les commerçants redoutent la fermeture, partielle ou totale, des campings de la petite station balnéaire, où 29 personnes sont mortes noyées dans la nuit du 27 au 28 février.

"Déjà, les années passées, les capacités d'hébergement de la commune étaient saturées les mois d'août", souligne Christian Zamofing, 52 ans, glacier depuis 30 ans à La Faute-sur-Mer.

"Les gens étaient obligés de loger davantage à 15 ou 20 kilomètres à l'intérieur des terres. Ca ne va faire qu'empirer les choses", ajoute-t-il.

Situé en bordure de la rivière du Lay, le camping municipal La Côte de Lumière et ses 480 emplacements a été définitivement évacué sur ordre du préfet.

Près de 2.000 personnes logeaient chaque été dans cette ville dans la ville, dont il ne reste que des monticules de terre mêlée à des débris de bois et de métal.

"ILS VONT REVENIR"

"Les habitants des 700 maisons appelées à être détruites vont aussi manquer", redoute Alain Dusséaux, 61 ans, qui vend des sandwichs, des gaufres et des 'chichis'. "Beaucoup de maisons ne seront pas prêtes pour être louées", ajoute-t-il, "c'est le manque de lits qui peut nous porter préjudice, pas l'image de la catastrophe".

Selon Pierre, 71 ans, de l'Hôtel-restaurant de la Plage, "l'impact des médias ne devrait pas nous porter préjudice : ici, les touristes sont des habitués, ils vont donc revenir".

La campagne lancée lundi dans la presse et les couloirs du métro parisien vise à donner une image "positive et colorée" de la côte, de La Baule à l'estuaire de la Gironde.

"Pendant un mois, après la catastrophe, les réservations ont été stoppées", explique Pierre-Yves Legrand, chargé du tourisme à la société d'économie mixte du conseil régional des Pays de la Loire.

"Elles ont aujourd'hui repris à un rythme normal. Elles sont a priori au même niveau que l'an passé, qui était une bonne année. Mais tout cela reste fragile et très variable."

L'impact médiatique des inondations est "assez français", dit-il. "Les médias européens ont assez peu couvert la catastrophe, qui a été éclipsée par le séisme au Chili", poursuit-il. "Elle est très peu évoquée par les touristes étrangers auprès des professionnels."

Le tourisme représente environ 10% de l'économie des Pays de la Loire, qui reçoivent chaque année 20 millions de visiteurs.

Edité par Jean-Baptiste Vey