BFMTV
Société

La Ciotat: les portiques de sécurité opérationnels à l'entrée des collèges

Un portique à l'entrée du collège Virebelle de La Ciotat (Bouches-du-Rhône).

Un portique à l'entrée du collège Virebelle de La Ciotat (Bouches-du-Rhône). - Capture d'écran BFM TV

Des portiques de sécurité sont testés à l'entrée d'établissements scolaires des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le collège Virebelle de La Ciotat participe à cette expérience.

Des portiques de sécurité à l’entrée des établissements scolaires sont testés en région Auvergne-Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur. C’est une conséquence des attentats qui ont secoué l’Europe depuis plus d’un an. L’objectif de ces installations n’est cependant pas de détecter d’éventuels objets en métaux dissimulés par des individus pénétrant l’enceinte mais seulement de contrôler les individus cherchant à entrer dans l’école.

Une équipe de BFMTV s’est rendue à La Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, dans le collège Virebelle où quatre portiques viennent d’être inaugurés et huit caméras de surveillance installées pour surveiller les allées-venues du personnel et des adolescents.

600 élèves en dix minutes

Les élèves sont munis d’un badge qui débloque le portail. Et c’est bien là que le bât blesse. Des portiques de sécurité filtrant les entrées de plusieurs centaines d’élèves pourraient générer des cohues, ce qui serait d’autant plus problématique, bien sûr, que les forces de l’ordre craignent en premier lieu les attroupements dans ce climat de menace terroriste. Mais la direction assure qu’en une minute chaque portique peut laisser entrer une quinzaine d’élèves. Le collège Virebelle comptant quatre portiques de sécurité et 600 élèves, dix minutes devraient suffire selon ce calcul pour contrôler l’ensemble des étudiants.

Un effort financier important

Le coût de l’opération demeure très important. Il faut compter 100.000 euros par portique, et donc 400.000 euros pour le seul collège Virebelle. Malgré ces griefs, la mesure est populaire auprès des parents et des élèves de l'établissement.

Si ces expérimentations provençales sont concluantes, le système pourrait se généraliser à l’ensemble des écoles du secondaire des Bouches-du-Rhône à la rentrée de septembre.

R.V