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La bataille socialiste du "perchoir" se précise

Claude Bartolone et Elisabeth Guigou, deux des trois prétendants socialistes à la présidence de l'Assemblée nationale, ont semblé écarter mercredi une candidature de dernière minute de Marylise Lebranchu. /Photo d'archives/REUTERS/

Claude Bartolone et Elisabeth Guigou, deux des trois prétendants socialistes à la présidence de l'Assemblée nationale, ont semblé écarter mercredi une candidature de dernière minute de Marylise Lebranchu. /Photo d'archives/REUTERS/ - -

Deux des trois prétendants socialistes à la présidence de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone et Elisabeth Guigou, ont semblé écarter mercredi une candidature de dernière minute de Marylise Lebranchu.

Deux des trois prétendants socialistes à la présidence de l'Assemblée nationale française, Claude Bartolone et Elisabeth Guigou, ont semblé écarter mercredi une candidature de dernière minute de Marylise Lebranchu. La ministre de la Fonction publique, qui est depuis lundi sous la pression de l'exécutif pour être une "candidate de consensus", a dit vouloir rester au gouvernement mais le léger remaniement attendu n'interviendra que jeudi. Le fait qu'Elisabeth Guigou, qui se disait jusque-là disponible, se soit officiellement déclarée mercredi matin laisse penser qu'elle ne croit pas à un revirement de Marylise Lebranchu.

Le PS choisira son candidat jeudi

Claude Bartolone a été plus catégorique. "Elle nous a dit l'envie qu'elle avait de rester au gouvernement pour y exercer sa mission", a-t-il dit sur RTL. "Elle est passionnée par ses idées de réformes de l'Etat et des collectivités locales". Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale choisira son candidat jeudi après-midi, après le remaniement. L'élection au "perchoir" se déroulera le 26 juin. Claude Bartolone est l'un des trois candidats déclarés avec Jean Glavany et Elisabeth Guigou, qui présente l'avantage d'être une femme alors que la parité figure parmi les priorités définies par le président François Hollande. Sur France Info, Elisabeth Guigou, députée de Seine-Saint-Denis et ancienne ministre de la Justice, a mis en avant la nécessité de "faire avancer la parité" et sa connaissance des rouages de l'Etat. "Il est très important qu'aux plus hautes fonctions de l'Etat, il y ait au moins une femme", a-t-elle insisté. Ségolène Royal avait affiché ses ambitions pour le "perchoir" mais a dû y renoncer après sa défaite face au dissident socialiste Olivier Falorni aux législatives à la Rochelle. "Si Ségolène Royal avait été candidate, j'aurais voté pour elle sans hésiter", a assuré Elisabeth Guigou. Elisabeth Guigou a dit que si ses pairs la choisissaient, elle veillerait à ce que l'Assemblée nationale soit "dans une critique constructive" et fasse des "propositions".