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Krombach va-t-il pouvoir réclamer une libération conditionnelle? 

Le médecin allemand Dieter Krombach va-t-il pouvoir réclamer une libération conditionnelle? Réponse ce mercredi.

Le médecin allemand Dieter Krombach va-t-il pouvoir réclamer une libération conditionnelle? Réponse ce mercredi. - Benoît Peyrucq - AFP

Le médecin allemand Dieter Krombach, condamné en France pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski, espère toujours obtenir une libération conditionnelle, alors qu'il nie toujours les faits . Il préfère "risquer de rester en prison innocent, que de se retrouver coupable dehors", explique son avocat.

Le médecin allemand Dieter Krombach, condamné en France pour la mort de sa belle-fille Kalinka Bamberski, saura ce mercredi, après une décision du juge d'application des peines, s'il peut continuer de rêver à une libération conditionnelle tout en clamant son innocence.

Le tribunal d'application des peines de Melun, en Seine-et-Marne, a été saisi par Dieter Krombach, 80 ans, au centre d'une saga judiciaire de plusieurs décennies, d'une demande de relèvement de sa période de sûreté, première étape vers une hypothétique libération conditionnelle.

Cette période court pendant encore deux ans et demi, et fait obstacle à une telle demande de libération.

Des "gages de réinsertion" insuffisants

Mais lors de l'audience qui s'est tenue mi-octobre à l'intérieur des murs de la prison, le médecin a refusé une nouvelle fois de reconnaître sa culpabilité, réduisant ainsi fortement ses chances d'obtenir gain de cause. Les juges considèrent généralement qu'un tel comportement est la preuve que le condamné n'apporte pas de "gages de réinsertion" suffisants.

"C'est une question de principe", selon l'avocat de Dieter Krombach, Me Philippe Ohayon. La justice et la famille de Kalinka Bamberski exigent "l'aveu comme un scalp, un trophée", dénonce-t-il, mais Dieter Krombach préfère risquer "de rester en prison innocent, que de se retrouver coupable dehors".

Une sage judiciaire débutée en 1982

De son côté, le parquet a plaidé pour un maintien de la période de sûreté de Dieter Krombach, le condamné "contestant la décision de justice, critiquant le système judiciaire et n'indemnisant pas les victimes".

L'affaire Dieter Krombach avait débuté en 1982 lorsque sa belle-fille Kalinka, alors âgée de 14 ans, avait été retrouvée morte chez lui, au bord du lac de Constance, sur la frontière entre la Suisse et l'Allemagne. La justice allemande a abandonné toute poursuite à son encontre.

En 2009, le père de Kalinka, André Bamberski, avait organisé l'enlèvement de Dieter Krombach en Allemagne pour le livrer à la police française.

Condamné à deux reprises

La justice française a condamné Dieter Krombach à deux reprises, fin 2011 et fin 2012, à 15 ans de réclusion, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner".

André Bamberski a quant à lui été condamné en juin à Mulhouse à un an de prison avec sursis pour l'enlèvement de Dieter Krombach.

Jé. M. avec AFP