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Journée de prière pour les victimes d'abus sexuels dans l'Eglise le 7 novembre

L'Eglise organise une journée de prières pour les victimes d'abus sexuels, le 7 novembre prochain. (Photo d'illustration)

L'Eglise organise une journée de prières pour les victimes d'abus sexuels, le 7 novembre prochain. (Photo d'illustration) - AFP

La Conférence des évêques de France organise une journée de prières pour les victimes d'abus sexuel. Elle aura lieu le 7 novembre prochain.

La Conférence des évêques de France (CEF) organisera une "journée de prière et de pénitence" pour les victimes d'abus sexuels le 7 novembre, après des mois de révélations d'affaires de pédophilie dans plusieurs diocèses français, dont celui de Lyon, a indiqué la CEF vendredi.

Le principe de cette journée mondiale avait été annoncé le 12 septembre dernier par le Vatican, à l'initiative du pape François, qui a confié à chaque conférence épiscopale le choix de la date et des modalités.

La CEF a choisi le lundi 7 novembre, alors que les quelque 120 évêques français - invités à jeûner durant cette journée - seront réunis à Lourdes pour leur traditionnelle assemblée plénière d'automne. Ailleurs en France, diocèses et paroisses pourront s'associer à cet événement.

Une journée de prière qui intervient dans un contexte d'abus sexuel impliquant l'Eglise

La déclinaison en France de cette journée prendra une dimension particulière, alors que l'Eglise est touchée depuis plusieurs mois par des révélations en chaîne d'affaires de pédophilie ou d'abus sexuels impliquant des prêtres. L'emblématique affaire du père Bernard Preynat, prêtre lyonnais soupçonné d'avoir abusé de plus de 60 jeunes scouts, a terni l'image du cardinal Philippe Barbarin, primat des Gaules.

La CEF a indiqué avoir reçu "entre 80 et 100" courriels de victimes ou témoins sur l'adresse mail créée il y six mois. La plupart sont au sujet d'abus sexuels antérieurs à 1970 et attribués à des prêtres décédés.

En fin de journée du 7 novembre, "il y aura une prise en compte de la parole des victimes", a précisé le porte-parole adjoint de la CEF, évoquant l'écoute par les évêques réunis d'"extraits de témoignages".

A.Mi avec AFP