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"Jeu de l'escalier": sept collégiens mis en examen à Gennevilliers

Sept collégiens ont été mis en examen à Gennevilliers après une bousculade causée par le "jeu de l'escalier".

Sept collégiens ont été mis en examen à Gennevilliers après une bousculade causée par le "jeu de l'escalier". - AFP

Sept collégiens ont été mis en examen vendredi pour violences volontaires. Ils sont soupçonnés d'avoir provoqué une bousculade en s'adonnant au "jeu de l'escalier" dans leur établissement la semaine passée. Onze élèves avaient été blessés.

Sept adolescents, collégiens dans un établissement de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, ont été mis en examen vendredi pour violences volontaires. Ils sont soupçonnés d'avoir provoqué une bousculade en s'adonnant au "jeu de l'escalier" dans leur collège, au cours de laquelle onze élèves avaient été blessés. 

Les adolescents, âgés de 14 et 15 ans, étaient scolarisés au collège Guy-Moquet et ont été interpellés jeudi matin à leur domicile. Vendredi, ils ont été présentés à un juge des enfants, qui les a mis en examen pour "violences volontaires en réunion dans un établissement scolaire". Deux sont également mis en examen pour avoir filmé la bousculade. Les élèves seront jugés ultérieurement par un tribunal pour enfants et ont pu regagner leur domicile ce vendredi soir, a précisé le parquet de Nanterre à l'AFP.

"Un jeu idiot aux conséquences graves"

Selon les premiers éléments de l'enquête, trois collégiens scolarisés en classe de 4e et 3e avaient fait barrage en bas des marches, avant de s'écarter brutalement, entraînant la chute des élèves qui étaient devant, piétinés ensuite par ceux qui se trouvaient derrière. Plusieurs d'entre eux sont soupçonnés d'avoir volontairement bloqué le bas de l'escalier alors que leurs camarades rejoignaient la cour, provoquant ainsi un attroupement sur les marches. D'autres auraient au contraire poussé le groupe. 

Onze enfants âgés de 12 à 13 ans avaient été blessés dans la bousculade, avec des incapacités totales de travail allant jusqu'à 25, 30 et 35 jours. Parmi eux, une élève de 5e âgée de 12 ans avait été gravement blessée, atteinte d'un traumatisme crânien. Quatre autres avaient une fracture aux membres, d'autres étaient blessés à un genou, une cheville, aux jambes ou présentaient des symptômes en lien avec le stress. Le directeur académique des services de l'Education nationale des Hauts-de-Seine, Philippe Wuillamier, avait dénoncé un "jeu idiot aux conséquences graves".

C.V. avec AFP