BFMTV

Isère : un patient opéré à la place d’un autre

Un septuagénaire a subi une coelioscopie par erreur

Un septuagénaire a subi une coelioscopie par erreur - -

A l’hôpital de Vienne, en Isère, un septuagénaire a subi une opération dont il n’avait pas besoin. La direction recherche toujours le véritable patient destiné à recevoir l’intervention. Sans suivi médical depuis 4 mois, l’état de santé du malade nécessite une intervention « rapide ».

Une erreur médicale monumentale. En novembre dernier, les chirurgiens de l’hôpital de Vienne, en Isère, ont opéré un retraité de 70 ans qui se portait comme un charme et se rendait à l'hôpital pour une simple visite de contrôle. La direction ne s'en est aperçue que la semaine dernière, et l’heure tourne : le patient destiné à subir l’intervention, dont l’état de santé risque à tout moment de s’aggraver, est toujours recherché par l'hôpital.

Le service radiologie est mis en cause

Afin d’expliquer une telle bévue, la direction de l’hôpital met en cause le service de radiologie du centre hospitalier dont un membre, ne respectant pas la procédure habituelle, a confondu l'identité de deux hommes. Le praticien a glissé par erreur le scanner du patient malade dans le dossier d'un retraité en bonne santé. L’examen ayant révélé deux pathologies, le retraité est passé sur le billard dans une clinique lyonnaise, puis a été invité à faire une nouvelle radio de contrôle, laquelle a mis au jour l’erreur médicale. L’hôpital de Vienne promet d’indemniser le malheureux, mais cherche surtout à mettre un nom sur le véritable malade, un homme d'une cinquantaine d'années, sans suivi médical depuis quatre mois.

145 hommes ont été contactés

Afin de retrouver le patient évanoui dans la nature, Gérard Servais, le directeur du centre hospitalier de Vienne, explique avoir procédé « à l’inventaire de tous les patients hommes qui étaient présent dans [son] établissement ». 145 personnes ont été contactées et priées de prendre rendez-vous dans les plus brefs délais afin de passer une échographie, dans le cadre d’une pathologie « nécessitant une intervention rapidement ».

Claire Béziau, avec Gwenaël Windrestin