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Ile-de-France: des chiens renifleurs pour inspecter les colis suspects et réduire les perturbations

Un chien renifleur à l'aéroport d'Orly, le 28 décembre 2015

Un chien renifleur à l'aéroport d'Orly, le 28 décembre 2015 - MIGUEL MEDINA / AFP

Ces chiens renifleurs devraient permettre de réduire les perturbations de près d'une heure sur le réseau Transilien.

Pour réduire de près d'une heure les perturbations dans les transports d'Ile-de-France en cas de bagage abandonné, des équipes de cyno-détection sont déployées sur le réseau SNCF, tandis que la RATP mène une expérimentation, a détaillé lundi Ile-de-France Mobilités (ex-Stif).

Les chiens renifleurs, en détectant la présence ou l'absence d'explosifs dans un colis suspect, permettent d'éviter le recours, souvent long, à une équipe de déminage.

Un effet boule de neige "beaucoup moins important"

Ce qui permet de ne plus interrompre le trafic pendant une heure, mais pendant seulement cinq à quinze minutes. Et donc d'éviter que l'ensemble des trains de la ligne concernée ne soient considérablement retardés.

"L'effet boule de neige est beaucoup moins important", a dit à l'AFP le directeur de SNCF Transilien, Alain Krakovitch.

"Depuis 2014, le nombre de sacs et objets oubliés a augmenté de 122% sur le réseau Transilien (réseau SNCF d'Ile-de-France, NDLR) avec aujourd'hui plus de 1.500 signalements par an, soit plus de 4 par jour", détaille dans un communiqué Ile-de-France Mobilités, en charge de l'organisation des transports dans la région.

Raccourcir le délai à "une quinzaine de minutes"

"1.500 colis, c'est une heure de réaction, et souvent deux, trois, quatre heures perdues sur chaque ligne à chaque incident. (...) Ces brigades cynophiles permettent de raccourcir ce délai à une quinzaine de minutes", a souligné lors d'un point presse la présidente (LR) de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse.

Sur le réseau SNCF, 12 équipes sont opérationnelles depuis février, avec un objectif de 20 à la fin de l'année, pour 6 millions d'euros sur trois ans (2017 à 2019), financés par Ile-de-France Mobilités à hauteur de 4 millions, et par la SNCF à hauteur de 2 millions.

La RATP, de son côté, mène une expérimentation depuis décembre, et jusqu'à fin novembre, et dispose de deux équipes. Les interruptions de trafic après la découverte d'un paquet ont été réduites de prés des deux tiers et leur durée moyenne est passée de 45 à 31 minutes.

Les deux opérateurs de transports travaillent en coordination, et c'est l'équipe la plus proche qui intervient, qu'elle soit RATP ou SNCF. La SNCF a par ailleurs prévu de déployer 10 équipes de cyno-détection en dehors de l'Ile-de-France d'ici fin 2017.
C. P. avec AFP