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Société

"Il m'a vu au dernier moment": le navigateur percuté par le porte-avions Charles-de-Gaulle témoigne

Le voilier de ce navigateur polonais a été percuté par le porte-avions Charles de Gaulle la semaine dernière, dans le sud-est des îles d'Hyères.

Plus de peur que de mal. Vendredi 12 novembre, vers 7h30, un voilier de 10 mètres est entré en collision avec le porte-avions Charles de Gaulle à environ 40 nautiques (70 km) dans le sud-est des îles d’Hyères. Les conséquences sont uniquement matérielles, le voilier ayant démâté. S'il n'est pas blessé, le navigateur polonais témoigne d'un violent choc.

Alors qu'il s'accordait un temps de repos dans sa cabine, le skippeur Tomasz Bugajski a entendu un énorme bruit. Son voilier a été heurté par la coque du porte-avions Charles-de-Gaulle qui était en plein exercice. Le navigateur explique que l'accident était inévitable car la collision n'a pas été anticipée.

"Le Charles-de-Gaulle m'a vu au dernier moment, c'était trop tard. Les bateaux de cette taille ont besoin de 2 miles nautiques (3,7 km) pour s'arrêter. C'est 40 000 tonnes, ils ne peuvent pas réagir rapidement."

Surpris d'avoir été "percuté par un bateau de la marine"

Malgré l'impact, le voilier n'a pas coulé et l'équipe du Charles-du-Gaulle sont rapidement venus en aide au navigateur. Deux embarcations ont été déployées pour remoquer le bateau et le ramener au port de Hyères.

Tomasz Bugajski estime avoir beaucoup de chances car les conséquences auraient pu être bien plus lourde. Il s'indigne toutefois de la maladresse des militaires :

"La dernière chose à laquelle je m'attendais, c'est d'être percuté par un bateau de la marine. Ils doivent être en alerte constante. Ce sont des militaires, ils peuvent être attaquées. Ils doivent pouvoir détecter les ennemis, donc c'est vraiment surprenant".
Shéhérazade Ben Essaid