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Hausse du carburant: après son "coup de gueule" très partagé, Jacline Mouraud s'explique

"C'est presque devenu plus cher de mettre du carburant que d'aller travailler" nous explique-t-elle.

Sa colère a fait le buzz sur les réseaux sociaux. Le 18 octobre passé, excédée par la hausse des prix des carburants décidée par l'exécutif, Jacline Mouraud avait vivement interpellé Emmanuel Macron et son gouvernement dans une séquence au cours de laquelle elle a assuré en avoir "plein les bottes." 

"Qu'est-ce que vous faites du pognon? A part changer la vaisselle de l'Elysée ou vous faire construire des piscines". "On n'en peut plus", continue-t-elle. Et de conclure: "Où va la France monsieur Macron? Certainement pas là où vous avez dit que vous l'amèneriez."

25 euros de plus par plein d'essence en 2 ans

Quelques jours plus tard, BFMTV est allée à la rencontre de cette automobiliste en colère de 51 ans, hypnothérapeute de profession dans la région de Ploërmel dans le Morbihan. Plusieurs jours après son coup d'éclat vu plus de cinq millions de fois, son ressenti est toujours le même. 

Au volant de sa voiture, cette quinquagénaire explique sa situation. 

"Ça fait deux ans que j'ai cette voiture, elle a pris 25 euros par plein, c'est énorme. C'est presque plus cher de mettre du carburant que d'aller travailler."

D'autant plus que Jacline Mouraud est forcée, pour son travail, d'utiliser son véhicule et d'écumer les routes bretonnes. "Comme je suis en auto-entreprise si j'arrête j'ai droit à rien. Donc qu'est ce que je fais, je meurs?" s'agace-t-elle.

"Tout le monde subit ça"

Pour elle, la succès de sa vidéo s'explique facilement:

"Elle a un peu plus touché les gens parce que je suis une femme, parce que j'ai des cheveux gris, parce que j'ai un petit peu vécu et parce que tout le monde s'est reconnu, tout le monde subit ça." 

"En quelques jours les particuliers ont réussi ce que les partis politiques n'ont jamais fait en plusieurs dizaines d'années, nous rassembler" conclut-elle, faisant directement référence aux mobilisation prévues le 17 novembre prochain pour lutter contre les nouvelles taxes

De son côté, le Premier ministre Edouard Philippe a expliqué samedi comprendre la colère des Français, mais estime que ces hausses de prix sont nécessaires, pour la planète 

Hugo Septier