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Haro sur les produits d'épargne trop complexes

Les autorités françaises ont annoncé vouloir en finir avec la commercialisation auprès du grand public de produits financiers trop complexes et qui se retrouvent souvent sous forme d'unités de comptes dans les contrats d'assurance-vie. /Photo d'archives/R

Les autorités françaises ont annoncé vouloir en finir avec la commercialisation auprès du grand public de produits financiers trop complexes et qui se retrouvent souvent sous forme d'unités de comptes dans les contrats d'assurance-vie. /Photo d'archives/R - -

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises ont annoncé vendredi vouloir en finir avec la commercialisation auprès du grand public de produits...

PARIS (Reuters) - Les autorités françaises ont annoncé vendredi vouloir en finir avec la commercialisation auprès du grand public de produits financiers trop complexes et qui se retrouvent souvent sous forme d'unités de comptes (UC) dans les contrats d'assurance-vie.

Ces instruments financiers comprennent notamment des OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) "à formule" qui fleurissent à cause du faible rendement des produits d'épargne classiques pénalisés par des taux d'intérêt historiquement bas.

Ces produits financiers proposent typiquement des performances ou des garanties en capital sur des corrélations entre des indices boursiers ou des valeurs dont le grand public, voire des spécialistes, ne peuvent appréhender la complexité.

Un peu à l'instar des avertissements sur les paquets de cigarettes, les documents de commercialisation de ces produits devront comporter la mention : "L'AMF (Autorité des marchés financiers) considère que ce produit est trop complexe pour être commercialisé auprès des investisseurs non professionnels et n'a dès lors pas examiné les documents commerciaux".

L'AMF dit espérer que cette mention découragera les émetteurs de commercialiser ce type de produits et aux particuliers d'y souscrire.

"La logique, finalement, c'est que dans le grand public (...) la commercialisation de ce type de produit devrait disparaître", a indiqué durant une conférence de presse Thierry Francq, le secrétaire général de l'AMF, qui a aussi rappelé des règles de prudence élémentaire aux épargnants.

"Les investisseurs ont quand même une responsabilité, ne pas investir dans des produits qu'ils ne comprennent pas", a-t-il dit.

L'Autorité de contrôle prudentiel a de son côté émis une recommandation qui contraint les assureurs et leurs intermédiaires à bien vérifier et à être en mesure de démontrer que leurs clients ont bien compris la nature de ces produits et les risques qu'ils comportent.

Julien Ponthus, édité par Dominique Rodriguez