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Gap: entre 400 et 2000 manifestants pour la réouverture des pistes

Des télécabines à la station de ski de Pitztal, le 29 octobre 2020 en Autriche

Des télécabines à la station de ski de Pitztal, le 29 octobre 2020 en Autriche - JOE KLAMAR © 2019 AFP

Dès 10h, plusieurs centaines de manifestants ont défilé sans incident de l'Hôtel de Ville jusqu'à la préfecture.

Ils ont répondu à l'appel des professionnels des stations de ski des Hautes-Alpes. Ce samedi matin, 2000 personnes selon les organisateurs, 400 pour la police, se sont réunis à Gap dans le département des Hautes-Alpes pour demander l'ouverture avant Noël des remontées mécaniques mais aussi des bars et restaurants.

Réunion prévue lundi

Dès 10h, les manifestants, dont certains sont venus des Alpes de Haute-Provence selon les organisateurs de la marche, ont défilé sans incident de l'Hôtel de Ville jusqu'à la préfecture.

"Nous demandons d'ouvrir entre le 15 et le 20 décembre. Sans l'ouverture des remontées et des commerces, les stations seront mortes et personne ne montera chez nous. Du coup, c'est très compliqué et cela représente quasiment 40% de l'économie de toute la montagne", a déclaré à l'AFP Cédric Manzoni, propriétaire de l'hôtel-restaurant Les Olivades à Gap.

"Nous avons des propositions pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions sanitaires", a-t-il souligné, dans l'attente d'une réunion prévue lundi entre le Premier ministre et les professionnels des massifs. "Les gens vont au ski pour skier mais aussi en même temps pour boire un chocolat chaud, rencontrer du monde et être dans un endroit vivant", a-t-il conclu.

"Totalement incompréhensible"

Jeudi, le Premier ministre Jean Castex avait indiqué que les stations de ski pourront rouvrir durant la période des fêtes de fin d'année, mais les remontées mécaniques devront rester fermées, promettant d'aider les communes et professionnels concernés.

"C'est une aberration car c'est une activité de plein air! ", avait réagi le lendemain auprès de l'AFP Alexandre Maulin, président de Domaines skiables de France (DSF), se disant "atterré."

Du côté des maires de stations de montagne, le président de l'ANMSM Jean-Luc Boch avait renchéri en parlant d'une décision "totalement incompréhensible."

https://twitter.com/Hugo_Septier Hugo Septier avec AFP Journaliste BFMTV