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François Rebsamen invite Valérie Trierweiler à la réserve

Le sénateur maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, invite Valérie Trierweiler à la réserve après son message de soutien à l'adversaire de Ségolène Royal à la législative de La Rochelle. Le député PS de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, y voit lu

Le sénateur maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, invite Valérie Trierweiler à la réserve après son message de soutien à l'adversaire de Ségolène Royal à la législative de La Rochelle. Le député PS de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, y voit lu - -

PARIS (Reuters) - Le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen, a invité mercredi Valérie Trierweiler à la réserve après son message de soutien à...

PARIS (Reuters) - Le sénateur maire de Dijon, François Rebsamen, a invité mercredi Valérie Trierweiler à la réserve après son message de soutien à l'adversaire de Ségolène Royal à la législative de La Rochelle, dans lequel un autre responsable du PS, Claude Bartolone, a vu une "faute" de la compagne de François Hollande.

A la question de savoir si Valérie Trierweiler était sortie de son rôle, François Rebsamen, qui est un proche du chef de l'Etat, a répondu sur France Info : "Oui je le pense."

"C'est un message personnel qui répond a des considérations personnelles alors même qu'il faut, je crois, qu'elle prenne la réserve qui doit être la sienne en tant que compagne du président de la République", a-t-il ajouté.

"Il faut qu'elle apprenne à tenir la place qui est la sienne, c'est-à-dire la réserve", a encore indiqué François Rebsamen, qui avait co-dirigé la campagne présidentielle de Ségolène Royal en 2007.

Sur Canal+, le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone a estimé que le tweet d'encouragement de Valérie Trierweiler à Olivier Falorni, qui a été exclu du PS pour s'être présenté contre Ségolène Royal, était "une faute" à cinq jours du deuxième tour des législatives.

"Il y a près de 500 candidats de gauche qui sont à ce deuxième tour, c'est pas simplement en Charente-Maritime que se décide la majorité pour soutenir le changement de cap (...) tout ce qui nous fait sortir de la trace de la campagne électorale, c'est bon pour l'abstention et c'est bon pour l'opposition", a-t-il dit.

"Un tweet ça va, deux tweets, bonjour les dégâts !"

DE CHAIR ET DE SANG

"Si nous n'étions pas en campagne électorale, qu'il puisse y avoir une nouvelle fois la démonstration que la politique est faite par des femmes et des hommes de chair et de sang, avec leurs haines, leurs amours et leurs passions, cela ne me dérangerait pas. Mais actuellement c'est d'une chose beaucoup plus importante qu'il est question", a indiqué Claude Bartolone.

"On devrait être en train de discuter des attouchements qui existent entre la droite et l'extrême droite (...) il y a des moments où il faut savoir garder ses passions."

Sur BFM TV, l'ancienne ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a estimé que, "au-delà du mélange des questions personnelles et des questions politiques, de l'affect et de la politique", cette affaire posait le problème du statut de Valérie Trierweiler.

"On ne sait pas si Valérie Trierweiler s'exprime comme compagne du président de la République, s'exprime comme militante socialiste, ou s'exprime comme journaliste engagée", a-t-elle dit.

"Si demain on a la même confusion pour un sujet majeur pour la France, pour l'image de la France dans le monde, il se passe quoi ? Je suis pour la plus grande réserve sur ce qui concerne les questions familiales et les conjoints."

Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal