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Franck Dubosc rencontre des gilets jaunes avant un spectacle

Le comédien et humoriste Franck Dubosc.

Le comédien et humoriste Franck Dubosc. - Thomas Samson - AFP

L'humoriste a échangé avec des gilets jaunes, rassemblés devant la salle où il s'est produit à Besançon vendredi soir.

L'humoriste Franck Dubosc a pris le temps de discuter avec des gilets jaunes qui l'interpellaient vendredi soir à Besançon sur ses ambiguïtés face au mouvement, montre une vidéo publiée sur Facebook.

Selon L'Est républicain et Le Progrès, une cinquantaine de gilets jaunes étaient rassemblés devant la salle de spectacle Micropolis, où le spectacle de l'humoriste a commencé avec une demi-heure de retard.

"Qu'est-ce qu'on peut faire"

La vidéo est filmée par un utilisateur du réseau social qui se dit habitant de Besançon et qui a déjà filmé ou photographié d'autres actions des gilets jaunes dans l'agglomération de Besançon.

On y voit Franck Dubosc derrière une grille, dans l'enceinte de la salle de spectacles, avec son équipe qui souhaite visiblement qu'il se dépêche.

L'homme qui filme demande à Franck Dubosc s'il compte aider financièrement des membres de ce mouvement condamnés à des amendes, "ou organiser avec les autres artistes une cagnotte".

L'humoriste répond qu'il y travaille. "Les artistes, je sais que beaucoup d'artistes, se disent: qu'est-ce qu'on peut faire? Un spectacle, comme ils l'ont fait avec les Restos du coeur? Il y a plein d'actions à mener. C'est dur, ça se met pas en place d'un seul coup", explique-t-il.

"C'est difficile"

"Croyez-moi, ça j'ai entendu la cagnotte. Moi je ne sais pas si je vais pouvoir monter la cagnotte d'un seul coup, parce que c'est difficile", ajoute-t-il.

Franck Dubosc avait d'abord fin novembre affirmé publiquement sur Facebook son soutien aux "gilets jaunes".

Puis le 5 décembre, il avait déclaré à un homme qui le filmait alors qu'il lui donnait un autographe que "les gilets jaunes c'est du passé", expliquant qu'ils étaient "trop haineux, trop hargneux, à dégager".

Enfin, cinq jours plus tard sur la chaîne C8, il réaffirmait son soutien, plaidant "une énorme erreur".

Vendredi à Besançon, l'humoriste a précisé qu'il n'allait pas se joindre à des actions sur le terrain. "Mettre un gilet jaune sur un rond-point, ce serait décrédibiliser votre mouvement. On dirait: alors c'est quoi, Franck Dubosc il met un gilet jaune, et il a des thunes", a-t-il expliqué.

"Patrick Chirac a besoin de vous"

Mais "sincèrement, vraiment, on est là. C'est difficile parce que c'est pas vraiment notre métier, la politique. Moi je suis un clown, je suis Patrick Chirac", a-t-il lancé.

"Il y a beaucoup de gens à aider, il y a ceux qui ont du mal à boucler les fins de mois", a-t-il ajouté, évoquant, comme il l'avait déjà fait sur le plateau de Cyril Hanouna, le cas de sa mère et sa soeur. "C'est difficile à mettre en place. En tout cas, on a besoin de vous. Patrick Chirac a besoin de vous".

M.R. avec AFP