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Fourniret : le verdict approche

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Alors que les avocats de la défense doivent plaider aujourd’hui et demain, le verdict est attendu mercredi dans le procès Fourniret.

Dernière semaine du procès Fourniret devant les assises des Ardennes. Ce sont les avocats de Monique Olivier d'abord puis de Michel Fourniret qui doivent plaider pour leur client. Une défense qui semble presque impossible au vu de ces deux mois de procès. Les avocats de Michel Fourniret plaideront en dernier mardi après midi, puis la parole sera donnée aux accusés en dernier ressort. Les jurés partiront ensuite en délibéré mardi après midi, et devraient rendre leur verdict mercredi dans la journée.

Une défense impossible

Comment défendre ce couple infernal, qui n'a presque pas exprimé de regrets au cours de ces deux mois d'audience ? Comment défendre l'inimaginable, 7 meurtres et viols de jeunes filles ? Pour les avocats de Michel Fourniret, les plaidoiries seront réduites de toute façon au strict minimum, puisque l'accusé a indiqué dès le début de son procès qu'il refusait d'être défendu. L'exercice sera donc formel et court, il n'est pas certain que chacun des trois avocats de l'accusé s'exprimere. Pour la défense de Monique Olivier, la tâche est en revanche encore plus difficile car ni les motivations ni l'implication réelle de Monique Olivier n'ont été éclaircies. Pour les avocats, il faudra donc restituer un peu d'humanité chez des accusés qui en semblent dépourvus...

Un dispositif spécial

Les jurés vont partir en délibéré mardi après midi, à partir de ce moment-là, ils ne doivent plus avoir aucun contact avec l'extérieur. Leur verdict est attendu pour mercredi après-midi. Un dispositif particulier a été mis en place et Christophe Aubertin, le magistrat chargé des relations avec la presse, en explique les raisons : « Parce que le délibéré risque d'être un peu plus long que d'ordinaire. L'affaire est complexe et comprend en réalité 10 affaires qui sont mêlées en une seule, et il ya les questions auxquelles ils doivent répondre. Le président a prévu que le délibéré pouvait durer une journée, peut-être même deux, par conséquent une nuit aussi. Il a donc été prévu d'héberger les jurés dans une caserne où ils pourront se restaurer, passer la nuit et travailler avec la Cour. Donc ils seront protégés, mis à l'écart, pour qu'ils puissent délibérer sereinement et rendre leur décision ».

La rédaction et Aurélia Manoli