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"Fermer la rue de Rivoli, c'est entraîner des embouteillages", juge le maire du 1er arrondissement

Comme plusieurs autres axes parisiens, cette rue sera réservée aux vélos, aux bus, aux taxis ou encore aux véhicules médicaux lors du déconfinement.

Anne Hidalgo a été claire: elle refuse catégoriquement "que Paris soit envahie de voitures, synonymes de pollution", au moment du déconfinement. La maire de la capitale a ainsi présenté une série de mesures visant à limiter les déplacements en voiture sans pour autant pousser les Parisiens dans les transports en commun, qui risquent d'être sur-fréquentés. Parmi les annonces de l'édile: la fermeture de certaines rues et boulevards aux voitures, pour favoriser les déplacements en vélo ou à pied.

Mais l'idée ne plaît pas à Jean-François Legaret, maire Les Républicains du 1er arrondissement de Paris. Pour cause: l'opposant est directement concerné puisque la rue de Rivoli, qui s'étend du quartier du Marais à la place de la Concorde, sera totalement fermée à la circulation

"On connaît les idées fixes de Madame Hidalgo sur les questions de circulation, avec des modalités qui ont parfois été très compliquées. Fermer toute la rue de Rivoli, c'est naturellement entraîner des embouteillages sur les axes parallèles, perpendiculaires, et c'est très compliqué", a ainsi déclaré le maire ce mardi sur BFM Paris.

La "crainte des transports en commun"

Selon lui, "la première urgence, c'est l'urgence sanitaire". Jean-François Legaret juge par ailleurs que l'interdiction de certains grands axes parisiens aux voitures pourrait forcer les gens à aller dans les transports malgré le contexte épidémique.

"On sait que beaucoup de Parisiens auront du mal à surmonter la crainte de prendre les transports en commun, donc je pense que l'urgence sanitaire doit absolument primer sur les objectifs qui ont un caractère politique ou politicien, que l'on ne peut pas occulter", estime le maire du premier arrondissement de la capitale.

La rue de Rivoli ne sera pas la seule à ne pas voir de voitures durant un certain temps. "L'avenue du Général Leclerc, le boulevard Saint-Michel, le tunnel de l'Etoile et la porte Maillot... Au total, 50 km de voies, d'habitude réservées aux voitures, seront consacrées aux vélos", a assuré lundi l'élue.

Si la mesure ne plaît pas forcément à ses opposants, elle devrait cependant rassurer les cyclistes de la capitale, qui seront nombreux à retourner travailler en deux-roues pour éviter les contacts dans les transports en commun.

Juliette Mitoyen