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Facebook des détenus: après les Baumettes, nouvelle polémique à la prison de Nice

Des détenus de la prison de Nice posant dans leur cellule

Des détenus de la prison de Nice posant dans leur cellule - DR

VIDEO - Après Marseille, c'est au tour des détenus de la prison de Nice de publier des photos provocantes sur le réseau social. Le maire de la ville, Christian Estrosi, "scandalisé", demande des "comptes" à la ministre de la Justice.

Ils posent seuls ou entre copains. Un joint à la bouche ou sous la douche. Après la maison d'arrêt des Baumettes à Marseille, c'est au tour des détenus de la prison de Nice de s'exhiber sur Facebook. Le 31 décembre dernier, une page sur le réseau social "MDR o Baumettes" (mort de rire aux Baumettes) montrant des prisonniers exhibant liasses de billets et produits stupéfiants a été supprimée. Des enquêtes administrative et judiciaire ont été ouvertes.

Estrosi "demande des comptes" à Taubira

L'affaire ne laisse pas insensible le maire de Nice, Christian Estrosi. Ce dernier a réagi sur son compte Twitter allant jusqu'à interpeller la ministre de la Justice Christiane Taubira.

Interrogé par BFMTV, l'élu UMP a fait part de son indignation: "Ces révélations sur la prison de Nice ne peuvent pas nous laisser insensibles. Celles-ci m’indignent au plus haut point et je souhaite que sous les 24 heures nous soyons informés d’un grand ménage qui aura été fait, et que des sanctions au plus haut niveau soient prises".

"Une réaction d'opposition au milieu carcéral"

A Nice comme à Marseille, armés de leurs téléphones portables, ces détenus se photographient entre eux ou façon selfie. Certains vont même plus loin: pour le jour de l'an, des proches de détenus on tiré un feu d'artifice depuis la rue qui longe la prison des Alpes-Maritimes. Provocation ultime, la vidéo est disponible sur les réseaux sociaux. Une façon pour les détenus de braver l'interdit, les téléphones portables n'étant pas autorisés en prison... "Cette forme de réaction est une opposition au milieu carcéral à la société. C'est une posture", analyse pour BFMTV Marie Crétenot de l'Observatoire international des prisons.

L'affaire des Baumttes a également fait bondir le FN, qui a dénoncé "une page Facebook de la honte", mardi matin dans un communiqué. "Il est inadmissible que par violation répétée du règlement intérieur, les conditions de vie en prison deviennent, sous certains aspects, plus faciles que pour le commun des Français", estime le Front national.

M.G. avec Rim Bey