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Euro faible : de l'oxygène pour les PME

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C'est une bonne nouvelle au milieu d'un amas de déconvenues. Avec la baisse actuelle de l'euro face au dollar, nos entreprises qui exportent redeviennent compétitives à l'internationale. Sur RMC, des patrons de PME témoignent des effets bénéfiques de cet euro faible.

Pourvu que ça dure ! Depuis trois semaines, le niveau de la monnaie unique, l’euro, est particulièrement bas par rapport au dollar (environ 1,25 euro pour 1 dollar). La faiblesse actuelle de la monnaie unique est accueillie comme une bénédiction par nos entreprises, et particulièrement par les PME qui exportent leurs produits en zone dollar. En vendant moins cher, elles améliorent leur compétitivité face aux concurrents des autres pays.

« Notre chiffre d’affaires a doublé depuis trois semaines »

L’effet est immédiat selon David Sussman, PDG de Seafood export, une entreprise marseillaise de 45 salariés qui exporte des produits de la mer surgelés : « Grâce à des prix de vente plus bas, notre chiffre d’affaires a tout simplement doublé depuis trois semaines. Par exemple sur du maquereau, grâce au taux de change on a réussi à prendre des contrats au Brésil, au Cameroun et à la Roumanie. Globalement on a pu baisser nos prix de vente de 4 à 6%. Et par rapport à nos concurrents américains, norvégiens ou irlandais, on est redevenu compétitif (…). Il est absolument impératif, si on veut voir la France compétitive, que l’euro baisse pour qu'on puisse exporter à nouveau »

Une aubaine pour le Made in France

Un euro plus faible, c’est aussi le meilleur moyen de promouvoir le Made in France. Didier Parakian emploie 50 personnes en France et en Italie pour concevoir et fabriquer sa marque de prêt à porter : « Grâce à l’euro faible, je pourrai bientôt vendre ma prochaine collection 15% moins cher dans certains pays. Cette baisse va m’aider notamment pour entrer sur le marché américain, qui est un des plus fermés au monde. Celui qui a fait le pari de résister et de garder sa fabrication française, le Made in France, va enfin pouvoir en récolter les fruits ».

La Rédaction