BFMTV

Eric Drouet: "J'ai jamais dit que je voulais aller à l'Élysée pour tout casser"

Eric Drouet, sur le plateau de BFMTV, le 3 décembre.

Eric Drouet, sur le plateau de BFMTV, le 3 décembre. - Capture BFMTV

Alors que des ministres ont déclaré que son appel était "une attaque gravissime contre la République", lui se défend de tout anarchisme.

Mercredi, Eric Drouet, l'une des figures des gilets jaunes a été vivement critiqué par les ministres François de Rugy et la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa pour avoir lancé un appel à "entrer dans l'Élysée" samedi. En fin de matinée jeudi, le chauffeur routier de Melun a réagi dans une nouvelle vidéo postée sur le groupe Facebook "La France énervée":

"Je vois tout ce qui se dit comme quoi je serais un anarchiste, je voudrais remettre les choses au claire. Les premières manifestations se sont approchées à 200 mètres de l'Élysée et je pense que ce sont celles qui se sont le mieux passées. Ensuite, on nous a éloignés de plus en plus de l'Élysée et les manifestations se sont de plus en plus mal passées", a-t-il avancé.

Les gilet jaunes "stigmatisés"

En se filmant à l'aide son smartphone, le gilet jaune de Seine-et-Marne assure: "Je n'appelle pas à la haine, je dis qu'il faut y aller pacifiquement.(...) Il faut arrêter de stigmatiser les gilets jaunes par rapport à la casse. Moins on a été muselé par les forces de l'ordre, mieux ça s'est passé."

Eric Drouet justifie ensuite son appel à rejoindre le palais présidentiel:

"J'ai jamais dit que je voulais aller à l'Élysée pour tout casser, mais pour se faire entendre. Les seuls interlocuteurs qu'on a ce sont les ministres, Premier ministre ou secrétaire d'Etat, jamais le Président. C'était pour le symbole", en ajoutant que certains ont "déformé" ses propos.

Concernant la venue probable de casseurs, Eric Drouet a rejeté la faute sur l'exécutif: 

"Les casseurs c'est inévitable. C'est le temps qu'ils mettent à nous répondre, le temps qu'ils mettent à annoncer des mesures concrètes parce que jusqu'à présent, il n'y en a pas eu. (...) Je les sens pas prêts à bouger, à changer de cap, donc nous je nous sens pas prêts à bouger de cap non plus."

La "destitution" d'Emmanuel Macron

Il a également eu un mot à l'adresse des policiers et gendarmes à nouveau mobilisé pour l'acte 4 du mouvement:

J'ai de la pitié pour toutes ces forces de l'ordre qui sont jetées en pâture dans toutes ces manifestations et très mal géré par leur ministre de l'Intérieur. Ca me fait de la peine pour eux.

Eric Drouet conclu ensuite sur la "destitution" d'Emmanuel Macron:

"On est délaissé, le Président ne parle pas de nous. (...) La destitution de Macron j'y pensais pas au début, je pense que ça devient vraiment un mot d'ordre pour la suite."

E. P.