BFMTV

Environ 500 nouvelles plaintes déposées dans le dossier Mediator

Environ 500 nouvelles plaintes seront déposées jeudi par l'Association des victimes de l'Isoméride et du Mediator et s'ajouteront aux 116 déjà examinées dans le cadre des informations judiciaires ouvertes sur ce médicament, auquel sont imputés 500 à 2.000

Environ 500 nouvelles plaintes seront déposées jeudi par l'Association des victimes de l'Isoméride et du Mediator et s'ajouteront aux 116 déjà examinées dans le cadre des informations judiciaires ouvertes sur ce médicament, auquel sont imputés 500 à 2.000 - -

Environ 500 nouvelles plaintes émanant d'une association regroupant des victimes du Mediator seront déposées jeudi devant la justice française pour homicides et blessures involontaires.

Deux informations judiciaires sont ouvertes depuis le 18 février concernant ce médicament commercialisé entre 1976 et 2009 en France et qui aurait fait de 500 à 2.000 morts en raison d'effets secondaires cardiaques.

Les plaintes que doit présenter jeudi le président de l'Association des victimes de l'Isoméride et du Mediator (Avim), le médecin Claude-Michel Courtois, s'ajouteront aux 116 autres déposées le 11 janvier dernier.

"Ce sont des plaintes avec constitution de partie civile. Nous déposerons également une vingtaine de plaintes pour tromperie aggravée", a-t-il dit mardi à Reuters.

Avec l'avocat de l'association, Me Jean-Christophe Coubris, il sera ensuite reçu par Pascal Gand, l'un des trois juges d'instruction chargés de ce dossier au pôle de santé publique du tribunal de Paris.

Le président de l'Avim dit avoir 1.500 dossiers en cours de traitement qui n'attendent que la décision des victimes pour un éventuel dépôt de plainte.

Ces informations judiciaires s'annoncent longues, car démontrer le délit pénal d'homicide involontaire suppose d'établir médicalement le lien entre la prise du médicament et le décès, et donc plusieurs expertises par patient.

Les laboratoires Servier proposent des indemnisations mais sous conditions d'abandon des poursuites judiciaires.

REUTERS