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EN DIRECT - 1er-Mai: 281 manifestations recensées en France, 56 personnes interpellées

Défilé du 1er mai 2021 à Paris

Défilé du 1er mai 2021 à Paris - Bertrand GUAY / AFP

Pour la deuxième année consécutive, les syndicats célèbraient samedi la journée internationale des travailleurs accompagnés du Covid-19. Si les cortèges se sont déroulés dans le calme une grande partie de la journée, la situation s'est tendue à Paris en milieu d'après-midi.

La manifestation parisienne est terminée

Les derniers manifestants ont quitté la place de la Nation, bien après l'entrée en vigueur du couvre-feu et sous la pression des forces de l'ordre.

Les policiers pressent les manifestants à quitter la place de la Nation

Les forces de l'ordre tentent de presser les manifestants à quitter la place de la Nation, en encadrant notamment l'accès aux stations de métro.

Des camions de la CGT attaqués en fin de manifestation à Paris, 21 militants blessés

Des manifestants s'en sont pris à des camions de la CGT à la fin de la manifestation parisienne, comme le montrent ces images postées sur les réseaux sociaux:

Des tags ont été écrits sur un camion et une vitre a été brisée. Dans un communiqué, la CGT a annoncé que 21 membres du syndicat avaient été blessés dont 4 gravement.

56 personnes interpellées en France, dont 46 à Paris

Le ministère de l'Intérieur a dénombré 281 manifestations dans le pays et 56 interpellations, dont 46 à Paris. Il a également fait état de six policiers blessés, dont trois dans la capitale.

Plus de 106.000 manifestants en France dont 17.000 à Paris, selon l'Intérieur

106.650 personnes ont participé ce samedi aux défilés du 1er-Mai en France, dont 17.000 à Paris, selon le ministère de l'Intérieur.

La CGT a de son côté évoqué plus de 150.000 manifestants en France, dont 25.000 à Paris.

Elisabeth Borne "condamne fermement" les violences qui ont émaillé certaines manifestations

La ministre du Travail Elisabeth Borne a condamné "très fermement" les perturbations ayant émaillé certains défilés. "Je trouve scandaleux que ces casseurs, les blacks blocs, aient voulu voler ce moment aux organisations syndicales", a-t-elle déclaré sur Europe 1.

"Le 1er-Mai est un temps social important dans notre pays. D’autant plus en cette période de crise où la protection des travailleurs est au cœur de nos priorités. Je condamne fermement ceux qui ont voulu voler ce moment aux syndicats", a affirmé la ministre qui a souhaité remercier les forces de l'ordre "pour leur action".

Dispersion de la manifestation place de la Nation, à Paris

Alors que le couvre-feu vient de commencer, des groupes de manifestants sont encore présents place de la Nation, à Paris. Les forces de l'ordre tentent de disperser les participants.

La CGT évoque plus de 150.000 manifestants en France, dont 25.000 à Paris

Plus de 150.000 personnes ont participé ce samedi aux défilés du 1er-Mai en France, dont 25.000 à Paris, d'après un comptage réalisé par la CGT.

"Il y avait un besoin de s'exprimer dans la rue et c'est un bon 1er-Mai", a estimé le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.

En 2019, la CGT avait comptabilisé 310.000 manifestants à l'occasion du 1er-Mai.

Départ de feu place de la Nation

La préfecture de police de Paris a invité les manifestants à "laisser les secours intervenir" alors qu'un départ de feu a été observé place de la Nation.

"Certaines personnes ont cherché à entraver l'action des pompiers de Paris", a souligné la préfecture peu après 18h30.

Les pompiers de Paris ont dénoncé une "lâche agression".

Mélenchon alerte sur "la déferlante de chômage et de faillites" qui se profile

Invité ce samedi sur BFMTV, le leader de La France insoumise a rappelé que le 1er-Mai avait toujours été "un moment qui permettait de revenir sur la question des horaires de travail". S'opposant à la réforme de l'assurance chômage qui entrera en vigueur en juillet, Jean-Luc Mélenchon était ce samedi à Lille pour manifester et défendre les mots d'ordre des syndicats.

Il a dit s'inquiéter "d'une déferlante de chômage et de faillites" à la suite de la crise sanitaire.

Le cortège parisien arrive à Nation

Retardé par des heurts qui ont éclaté en milieu d'après-midi au niveau de Saint-Ambroise, le cortège parisien arrive progressivement dans le calme place de la Nation.

Les conseils de la préfecture de police pour quitter la manifestation parisienne

A leur arrivée place de Nation, les participants au défilé parisien du 1er-Mai peuvent emprunter l'avenue de Bouvines ou l'avenue de Taillebourg, indique la préfecture de police de Paris, qui précise que les accès métro et RER place de la Nation sont accessibles.

La RATP a de son côté annoncé, peu après 17h30, que la station Nation était de nouveau ouverte, "mais uniquement les accès 1, 5 et 6".

34 personnes interpellées à Paris, annonce l'Intérieur

Le ministre de l'Intérieur a annoncé sur Twitter que 34 personnes avaient été interpellées à Paris, en marge du défilé du 1er-Mai, à 17 heures.

"Merci aux policiers et gendarmes pour leur action vis-à-vis de ceux qui ne sont pas venus pour manifester, mais pour casser", a écrit Gérald Darmanin qui a exprimé son "soutien aux forces de l’ordre blessées".

Le cortège parisien repart en direction de Nation

D'après des sources policières à BFMTV, confirmées par la préfecture de police de Paris, le cortège parisien a pu reprendre sa progression en direction de la place de la Nation.

La manoeuvre des brigades de répression des actions violentes semble avoir fonctionné dans la mesure où elles ont réussi à pousser la tête du cortège et à mettre fin aux heurts qui ont éclaté au niveau de Saint-Ambroise et qui ont bloqué l'avancée du cortège pendant près de deux heures.

A Lyon, 27 policiers blessés en marge de la manifestation

27 policiers et gendarmes ont été blessés en marge de la mobilisation du 1er-Mai à Lyon, indique la préfecture d'Auvergne-Rhône-Alpes. "Manifester est un droit" mais "agresser nos forces de l'ordre et casser sont des délits", rappelle la préfecture.

Le préfet "condamne fermement les violences à l’égard de celles et ceux qui nous protègent".

Plusieurs stations de métro fermées à Paris

Sur le parcours de la manifestation parisienne, plusieurs stations de métro sont fermées:

- Champs-Elysées Clémenceau (lignes 1 et 13)

- République (lignes 3, 5, 8, 9 et 11)

- Nation (lignes 1, 2, 6 et 9)

- Temple (ligne 3)

- Oberkampf (lignes 5 et 9)

- Saint-Ambroise, Voltaire, Charonne et Rue des Boulets (ligne 9)

La réouverture de ces stations aura lieu sur ordre de la préfecture de police, indique la RATP.

La préfecture de police de Paris évoque "un avant-cortège composé d'éléments radicaux"

Peu avant 16h30, la préfecture de police de Paris a indiqué sur Twitter qu'un "avant-cortège composé d'éléments radicaux bloquait la progression du reste du cortège". "Les forces de l'ordre sont intervenues pour faire en sorte que la manifestation intersyndicale parisienne avance jusqu'à la place de la Nation", a précisé la préfecture.

Des heurts constatés à Paris en tête de cortège

Les tensions se poursuivent dans la manifestation parisienne, en tête de cortège où les forces de l'ordre ont été visées par des jets de projectiles. Elles ont répliqué répliqué avec du gaz lacrymogène ou avec des grenades de désencerclement.

La vitrine d'une succursale de la Société générale, située boulevard Voltaire, dans le XIe arrondissement de la capitale, a notamment été dégradée au passage du cortège, parti de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation. Les vitres d'un abribus ont également été détruites.

La stratégie des forces de l'ordre dans le cortège parisien

Quelle est la stratégie des forces de l'ordre face aux troubles dans le cortège parisien? Les BRAV (brigades de répression des actions violentes) interviennent à l'arrière du black bloc. L'objectif est de forcer le pré-cortège à avancer pour que le cortège syndical puisse s'élancer.

Le cortège parisien est bloqué

D'après des sources policières, le pré-cortège bloque le cortège des syndicats. Les policiers sur le terrain essaient de les faire avancer.

Premières tensions à Paris

Les forces de l'ordre viennent d’intervenir boulevard Voltaire à Paris pour empêcher la constitution d'un black block. Plus de 5000 policiers et gendarmes sont actuellement déployés pour encadrer les manifestations du jour.

Le cortège parisien s'élance, 17 interpellations

Le cortège parisien s'est élancé. Plusieurs milliers de manifestants ont quitté samedi la place de la République à Paris en direction de celle de la Nation. A l'appel de la CGT, FO, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse Unef et UNL, le cortège s'est ébranlé derrière une banderole proclamant: "pour les droits sociaux, les libertés, contre l'état d'urgence, pour la paix et la solidarité internationale". En tête de cortège, des militants CGT portaient des panneaux en hommage à la Commune de Paris, dont est célébré le 150e anniversaire. Juste derrière, les numéros un des organisations, dont FO et la CGT qui n'avaient pas défilé le 1er mai ensemble depuis 2016, manifestaient côte à côte.

Dans le même temps, la préfecture de police annonce que les forces de l'ordre ont procédé à 17 interpellations.

3500 manifestants à Marseille, 3700 à Nantes

A Marseille, environ 3500 manifestants, selon la préfecture, sont partis du Vieux-Port pour crier leur colère, notamment face à la réforme de l'assurance chômage, tandis qu'à Rennes, ils étaient 2000, selon FO.

A Nantes, la manifestation réunissait 3750 personnes selon la préfecture, qui a fait état de "quelques heurts" momentanés liés à la présence d'"une centaine de personnes de l'ultra gauche".

Plus d'un millier de personnes défilaient aussi dans le centre-ville de Toulouse sous une pluie fine, avec une importante délégation de gilets jaunes, tandis qu'ils étaient entre 1600 (police) et 4500 (syndicats) en centre-ville de Bordeaux, dans un ensemble hétéroclite et coloré.

Des revendications variées

Emploi, salaires, gestion de la crise Covid par le gouvernement, restrictions des libertés...: dans les cortèges, les revendications étaient variées, la contestation de la réforme de l'assurance-chômage revenant de façon récurrente.

"Il y a tant de motifs de révolte qui s'accumulent, avec la gestion du Covid, les soi-disant réformes qui vont enlever les possibilités de vivre des gens, des chômeurs qui vont perdre leurs allocations. Il faut absolument s'exprimer", a plaidé Patricia, retraitée de 66 ans, coiffée d'un casque à cornes portant l'inscription "gauloise réfractaire".

5 interpellations à Lyon

Un peu avant midi, un groupe hostile de 200 personnes, en tête de cortège à Lyon, faisait usage de mortiers à l'encontre des policiers, ont dégradé des vitrines et du mobilier urbain. 5 interpellations ont eu lieu.
3000 manifestants arrivent, eux, place Bellecour.

Premières interpellations à Paris

Avant même le départ du cortège prévu à 14 heures, 10 interpellations ont eu lieu dans la capitale selon la préfecture de police de Paris.

Les forces de l'ordre sont intervenues à Lyon

Quelques tensions ont éclaté lors de la manifestation du 1er mai à Lyon. Sur Twitter, le préfet de région Auvergne-Rhône-Alpes et du Rhône précise : "Alors qu'un groupe hostile de 200 personnes, en tête de cortège, faisait usage de mortiers à l'encontre des policiers, les forces de l'ordre sont intervenues pour disperser le groupe et permettre à la manifestation de reprendre son cours".

Céline Verzeletti (CGT): Le 1er mai est "l'amorce d'un printemps social fort"

Fabien Roussel (PCF) sur le 1er mai: "On commence à exploser de colère, c'est pour ça qu'il y a un regain de mobilisation"

Jean-Luc Mélenchon vient de s'exprimer à Lille

Jean-Luc Mélenchon, à Lille, a prononcé un discours où plusieurs thèmes ont été abordés : le chômage, le covid mais également les élections présidentielles. Il a annoncé qu'il souhaitait que "le 1er mai 2022 (il) revienne vous voir comme président de la République". Il a également déclaré avoir "un vœu pour la classe ouvrière: être libéré de la peur du chômage, de la peur du lendemain". Pour Jean-Luc Mélenchon, "ce qui compte, c'est le 'tous ensemble'".

Yves Veyrier (FO): "Nous ne voulons pas que le 'quoi qu'il en coûte' devienne un 'quoi qu'il en coûte' aux salariés'"

La manifestation à Lille se prépare

La manifestation lilloise va prendre son départ depuis la porte des postes, un quartier populaire de la ville. Plusieurs centaines de manifestants ont répondu présents.

Les députés de la France Insoumise ont invité Jean-Luc Mélenchon. Il est attendu pour une prise de parole afin d'apporter son soutien dans les Hauts-de-France. Une région symbolique d'un point de vue social. Hier l'usine Bridgestone a fermé ses portes définitivement. Beaucoup de blouses blanches, de soignants, sont également présents dans le cortège.

D'autres journées de mobilisation prévues

Alors qu'Emmanuel Macron a dévoilé jeudi un calendrier du déconfinement "en quatre étapes", qui devrait s'accélérer entre le 19 mai et le 30 juin, la CGT espère que le 1er mai sera le début d'une montée en puissance des mobilisations.

Philippe Martinez prévient déjà que "d'autres journées d'action en mai et juin scanderont ce printemps offensif".

Présence de responsables politiques

A un an de la présidentielle, certains responsables politiques de gauche ont aussi annoncé leur présence, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon (LFI) à Lille, de Fabien Roussel (PCF) dans la même ville puis à Paris ou encore Olivier Faure (PS) et Julien Bayou (EELV) également dans la capitale.

Certains d'entre eux mettent en avant la contestation de la réforme de l'assurance-chômage qui doit commencer à entrer en vigueur au 1er juillet et est dénoncée unanimement par les cinq grandes centrales syndicales. Le secteur culturel, qui occupe des théâtres depuis le 4 mars notamment pour contester la réforme, devrait d'ailleurs grossir les rangs des manifestants, au départ de l'Odéon à midi.

De nombreuses manifestations prévues

La CGT a appelé, avec FO, la FSU et Solidaires à faire du 1er mai une "journée de mobilisation et de manifestations", "pour l'emploi, les salaires, les services publics, la protection sociale, les libertés et la paix dans le monde".

La CGT, qui "espère du monde", comptabilisait vendredi près de 300 manifestations dans l'Hexagone, notamment à Nantes, Marseille ou encore Lyon, qui se tiendront dans le respect des consignes sanitaires. Les autorités s'attendent à environ 100.000 manifestants sur l'ensemble du territoire. En 2019, le ministère de l'Intérieur avait comptabilisé 164.000 manifestants et la CGT 310.000.

A Paris, le cortège partira à 14H00 de la place de la République en direction de celle de la Nation, à l'appel des quatre organisations syndicales et des mouvements de jeunesse Unef et UNL. Le numéro un de la CGT et son homologue de FO Yves Veyrier défileront côte à côte.

Un 1er mai sous Covid mais dans la rue

Une nouvelle fois, la journée internationale des travailleurs se célèbre sous le signe du Covid-19. Mais cette fois la mobilisation sociale reprend des airs classiques dans la rue.

"L'an dernier, il y a eu de la frustration de ne pas pouvoir défiler. Nous reprenons nos bonnes habitudes", se réjouit le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, après un 1er mai 2020 confiné. Et d'affirmer qu'il n'est pas question de "sonner le réveil" des mobilisations sociales car "les colères sont déjà bien là", dans un entretien à l'Humanité vendredi.
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