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En difficulté, Le Monde suscite beaucoup d'intérêt

Le groupe Le Nouvel Observateur se déclare prêt à contribuer à une solution préservant l'indépendance du groupe Le Monde, qui fait face à des difficultés financières. Selon Le Figaro, Le Monde doit trouver au moins 50 millions d'euros d'argent frais d'ici

Le groupe Le Nouvel Observateur se déclare prêt à contribuer à une solution préservant l'indépendance du groupe Le Monde, qui fait face à des difficultés financières. Selon Le Figaro, Le Monde doit trouver au moins 50 millions d'euros d'argent frais d'ici - -

Le groupe Le Nouvel Observateur se déclare prêt à contribuer à une solution préservant l'indépendance du groupe Le Monde, qui fait face à des difficultés financières.

PARIS (Reuters) - Le groupe Le Nouvel Observateur se déclare prêt à contribuer à une solution préservant l'indépendance du groupe Le Monde, qui fait face à des difficultés financières.

Parallèlement, le duo d'investisseurs français, Pierre Bergé et le financier Matthieu Pigasse, patron de Lazard France, aurait créé une structure ad hoc pour financer leur entrée au capital du groupe, écrit Le Figaro dans son édition internet.

Le Monde doit trouver au moins 50 millions d'euros d'argent frais d'ici à l'été, précise le quotidien.

Selon lui, l'Espagnol Prisa, déjà actionnaire à 15,01 % du Monde, et le groupe italien Espresso ont également fait part de leur intérêt ces derniers mois.

Sur son site internet, le groupe Le Nouvel Observateur rappelle pour sa part mardi qu'il est actionnaire et administrateur du groupe Le Monde depuis le 19 juin 2002 "afin de contribuer à défendre l'existence et l'indépendance de ce groupe".

"Devant les problèmes de financement qui se posent aujourd'hui, Le Nouvel Observateur ne peut rester indifférent et souhaite contribuer à une solution qui préserve cette indépendance", écrit-il.

Le texte ne précise pas s'il envisage une montée en puissance dans le capital du principal quotidien du soir français ou une éventuelle reprise.

Le 16 avril, le site internet Mediapart expliquait que la situation financière du Monde était réellement inquiétante, le quotidien ayant jusqu'au mois de juin pour trouver des solutions et effectuer une recapitalisation.

Certains bouleversements apparaissent inévitables "comme la perte des prérogatives d'actionnaire principal par la Société des rédacteurs du Monde", soulignait-il.

Le conseil de surveillance du 9 avril aurait acté que cette "opération indispensable de renforcement des fonds propres du groupe aurait pour conséquence la dilution des actionnaires historiques qui deviendraient minoritaires".

En 2009, le groupe affichait une perte de 25.2 millions d'euros après dépréciations, disait Mediapart.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse