BFMTV

Lycées: la carte nationale des nouvelles spécialités dévoilée cette semaine

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. - Frederick Florin - AFP

Les lycées dévoilent cette semaine quelles spécialités ils pourront offrir à leurs élèves à la rentrée 2019. Sept des douze matières seront obligatoires, mais les cinq options restantes ne seront pas proposées partout.

Adieu les sections habituelles L, S et ES, les prochaines classes de seconde devront choisir parmi 12 spécialités réparties dans les lycées français. Les établissements devraient dévoiler cette semaine la liste des matières qu'ils proposeront à leurs élèves dès la rentrée 2019, a annoncé le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer ce mardi sur BFMTV.

La carte de cette répartition était au départ prévue pour janvier, mais devant la mobilisation lycéenne de ces dernières semaines, le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a avancé cette présentation nationale d'un mois.

Parmi les douze matières définies par le gouvernement, les lycées seront obligés d'en proposer sept, de base. Puis, selon leurs possibilités, ils pourront enseigner les spécialités: arts, biologie-écologie, littérature et LCA, numérique et sciences informatiques, ainsi que sciences de l'ingénieur. Le ministère de l'Éducation assure que les douze matières seront proposées dans toutes les académies, et propose des conventions entre établissements pour que les élèves puissent suivre la spécialité de leur choix.

300 lycées ne pourront pas proposer les 7 spécialités

Sur 4.400 lycées en France, actuellement, 600 ne peuvent pas proposer toutes les filières du baccalauréat général (L, ES et S), explique Jean-Michel Blanquer sur BFMTV. "Demain ils seront autour de 300 à ne pas avoir les sept spécialités, autrement dit on aura fait un progrès par rapport à ce qu'il y a avant", assure le ministre de l'Éducation.

La répartition de ces spécialités fait craindre une augmentation des discriminations entre les lycées, donc pour les lycéens. "Il y a un risque d'accroissement des différences territoriales déjà existantes" dans l'éducation nationale pour Samuel Cywie, porte-parole de la PEEP, Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, qui avait été interviewé par BFMTV à ce sujet.

"Il nous est expliqué que l’ensemble des spécialités seront proposées aux élèves à l’échelle de l’académie, mais c’est un leurre", déclarait, lui, Raymond Artis, président de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves). "On sait très bien que tout le monde n’aura pas le loisir d’aller dans tel ou tel établissement" ajoute-t-il, notamment dans les territoires où les lycées sont éloignés les uns des autres.

Salomé Vincendon