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Lycée visé par des tirs de mortiers dans l'Oise: Blanquer dénonce une "attaque scandaleuse"

Le ministre de l'Éducation, en déplacement à Orléans, a réagi à l'incident survenu jeudi en milieu de journée devant un lycée dans l'Oise. Le lycée André-Malraux de Montataire a été visé par des tirs de mortiers, ciblant notamment le proviseur adjoint et le CPE.

"Ils ont eu les bons réflexes". Jean-Michel Blanquer a salué ce vendredi la réaction des équipes du lycée André Malraux de Montataire, dans l'Oise, visé la veille en milieu de journée par plusieurs tirs de mortiers. Un fait qualifié d'"attaque scandaleuse" par le ministre de l'Éducation nationale.

"Fort heureusement, malgré cette attaque scandaleuse, il n'y a pas eu de dégâts humains. Il aurait pu y en avoir. C'est donc profondément scandaleux", a déclaré le ministre depuis Orléans, apportant son soutien aux professeurs et aux personnels de l'établissement.

Jean-Michel Blanquer a appelé à "l'unité" et "la force" pour "ne pas se laisser intimider par ceux qui font cela et qui suivent toujours un but de déstabilisation, ils veulent que les choses négatives l'emportent dans notre société". D'après nos informations, une conseillère principale d'éducation et le proviseur adjoint ont notamment été ciblés par ces tirs de mortier.

Un mineur de 15 ans en garde à vue

Les enseignants de l'établissement ont exercé ce vendredi leur droit de retrait alors que le lycée est en proie à plusieurs faits de violence. Le recteur d'Amiens avait commandé en décembre dernier une mission d'inspection générale dans ce lycée.

"On avait déjà eu des difficultés dans le passé" avec ce lycée, a rappelé le ministre de l'Éducation.

Une enquête a été confiée au commissariat de police de Creil et un mineur de 15 ans a été placé en garde à vue à Senlis pour "fabrication d’un engin explosif, tentative de dégradation par incendie, complicité de violences aggravées".

De source judiciaire à BFMTV, le jeune homme ne fait pas partie du lycée. Il n'est pas soupçonné d'être à l'origine du tir, mais de complicité, et d'avoir fait partie du groupe de jeunes qui se trouvait sur le parvis de l'établissement et préparait les mortiers.

Hugues Garnier et le service police-justice de BFMTV