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Île-de-France: la détection du cannabis dans les lycées complexe à mettre en place

Valérie Pécresse, la nouvelle présidente de la région Ile-de-France veut proposer aux lycées de mettre en place des tests salivaires de détection du cannabis. Le dispositif pourrait débuter à la rentrée prochaine.

Pour lutter contre le cannabis chez les jeunes, Valérie Pécresse veut mettre les lycées à contribution. Nouvellement élue à la tête de la région Ile-de-France, elle propose de mettre en place des tests salivaires dans les lycées qui le souhaiteraient. L’objectif est notamment d’informer les parents sur la consommation de leur enfant.

Ces tests, composés d’un bâtonnet pour prélever la salive et d’un tube réagissant à la présence du principe actif du cannabis permettent de détecter la prise de cannabis dans les 6 heures. D’une valeur de 9 euros à l’unité, la région propose de les rembourser aux lycées qui souhaitent participer.

Mais les chefs d’établissements mettent en cause les problèmes logistiques engendrés par le dispositif. "Tels que proposés, les tests ne sont que l’assurance d’embêtements pour les établissements en échange d’une information qui n’aura à peu près aucun intérêt puisque l’établissement n’aurait accès qu’à des statistiques", estime Philippe Tournier du syndicat SNPDEN chefs d’établissements, sur BFMTV. 

Les élèves libres de refuser le test

En effet, les résultats ne seraient communiqués qu’aux élèves et à leurs parents. Ces derniers ne sont d’ailleurs pas forcément demandeurs. "On est dans une posture de répression, qui n’est pas une posture d’équilibre et de respect de la jeunesse, déplore Valéry Marty de la Fédération de parents d’élèves. On ne peut pas demander aux jeunes d’avoir une posture, d’être citoyen, d’aller voter, d’être responsables dans la société en les traitant de cette manière-l), en leur faisant passer des tests".

L’efficacité du dispositif est de plus subordonnée au volontariat des élèves. Sur le plan légal, à moins d’être demandé par un juge, aucun test ne peut être obligatoire. Les élèves majeurs ou mineurs sont libres de le refuser.
C. B avec Margaux de Frouville et Elsa Jirou