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Enquête Pisa: le niveau des élèves lié à leur statut économique

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Pierre Andrieu - AFP

L'écart de niveau entre les élèves les plus et les moins favorisés économiquement est particulièrement important en France, selon l'enquête Pisa de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publiée ce mardi.

En France, "la relation entre performance et milieu socio-économique des élèves est l'une des plus fortes parmi les pays et les économies" ayant participé à l'enquête, soulignent ses auteurs.

La compréhension de l'écrit au-dessus de la moyenne

Au niveau global, l'hexagone se situe pour les sciences dans la moyenne des pays de l'OCDE, derrière l'Allemagne ou la Belgique et devant l'Italie. En mathématiques, la France se situe au niveau de la moyenne. Le recul "significatif" des performances constaté dans le pays entre 2003 et 2012 s'est interrompu à cette date, avec une stabilité depuis.

La performance tricolore est stable depuis 2006. Pour la compréhension de l'écrit, la France se situe légèrement au-dessus de la moyenne de l'OCDE, la proportion d'élèves très performants augmentant entre 2009 et 2015 tandis que celle d'élèves en difficulté restait stable sur la même période.

Singapour en tête

Les pays asiatiques, Singapour en tête, caracolent en tête. Lors de la première édition en 2000 du Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa), "tout le monde voyageait en Finlande. Maintenant il faut voyager à Singapour pour voir ce qu'ils font", a résumé Gabriela Ramos, directrice de cabinet du secrétaire général de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), devant des journalistes à Paris.

À Singapour, les enseignants "sont évalués régulièrement, ont accès à de la formation continue et ont une formation initiale très développée", a souligné Eric Charbonnier, spécialiste de l'éducation à l'OCDE. 

"Dans les écoles en difficulté, sont affectés des enseignants de qualité" et les professeurs sont par ailleurs "bien rémunérés par rapport aux autres métiers", relève-t-il, estimant que les cours privés suivis par une large partie des élèves asiatiques après la journée d'école n'expliquent pas à eux seuls la bonne performance de cette région du monde.

Le recul de la Finlande

Pisa, très lue par les décideurs politiques dans le monde, évalue tous les trois ans les connaissances et les compétences des élèves de 15 ans en sciences, maths et lecture, développant à chaque fois davantage un de ces trois thèmes: la science pour l'édition 2015, comme en 2006. 

Derrière Singapour figurent le Japon, l'Estonie, Taipei, la Finlande, Macao, le Canada, le Vietnam, Hong-Kong et l'ensemble "P-S-J-G" (les villes chinoises Pékin et Shanghaï et les provinces Jiangsu et Guandong), pour les compétences en sciences.

À noter toutefois un recul de la Finlande, longtemps considérée comme un modèle, en raison d'une moindre proportion d'élèves très performants par rapport à 2006. 

Céline Hussonnois-Alaya avec AFP