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Drone: la centrale de Cattenom de nouveau survolée

La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle a déjà été victime d'un survol le 11 octobre.

La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle a déjà été victime d'un survol le 11 octobre. - Jean-Christophe Verhaegen - AFP

La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle a été survolée dans la nuit de lundi à mardi par un drone. C'est la deuxième fois en moins d'un mois que le site est victime de ce type d'attaque.

Une deuxième plainte pour EDF en moins d'un mois pour ce seul site. La centrale nucléaire de Cattenom en Moselle a été survolée en début de semaine par un drone. Un deuxième survol en moins d'un mois pour cette structure d'EDF, qui a à nouveau porté plainte, comme l'indique un communiqué du groupe publié mercredi.

Dans la nuit de lundi à mardi, les équipes d'EDF de la protection de la centrale nucléaire ont "détecté la présence d'un aéronef". Un premier aéronef "assimilable à un drone" avait déjà été repéré le 11 octobre sur le périmètre aérien de la centrale. La direction avait alors porté plainte. Cet incident n'avait eu "aucune conséquence sur la sûreté et le fonctionnement des installations" du site, a rappelé EDF.

19 survols en tout

Le mystère reste entier en ce qui concerne les survols de sites nucléaires en France par des drones depuis début octobre, non revendiqués à ce jour.

Avant le dernier épisode en date à Cattenom, 19 survols de drones avaient été constatés par EDF sur 16 sites différents, sans que les responsables et leurs motivations aient pu être clairement identifiés.

Deux hommes ont été mis en examen la semaine dernière dans le Cher après avoir été appréhendés avec deux drones aux abords de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loir. Mais il s'agissait d'inoffensifs passionnés de modélisme, dont l'intention était simplement de filmer du ciel la maquette d'un bateau sur un lac situé à proximité de la centrale.

L'organisation de défense de l'environnement Greenpeace, connue pour avoir déjà pénétré dans l'enceinte des centrales nucléaires pour dénoncer entre autre la sécurité des sites, a quant à elle démenti depuis le début être à l'origine du phénomène.

J.C avec AFP