BFMTV

Doux : la CFDT dénonce une décision de justice "incompréhensible"

BFMTV

L'URI-CFDT et la FGA-CFDT ont dénoncé jeudi la décision "incompréhensible" du tribunal de commerce de Quimper qui a prolongé mercredi la période d'observation de Doux et placé en liquidation son pôle frais, un jugement qui revient à "couper en deux" le volailler.

"Le tribunal a choisi de faire confiance au plan de continuité de Charles Doux, et cela jusqu'au 9 octobre", s'insurgent dans un communiqué les deux branches de la CFDT en charge du dossier Doux.

"Comment peut-on contracter autant de dettes, bénéficier des aides de la PAC, avoir une politique sociale aussi irrespectueuse des salariés, licencier plus de 1.600 salariés, sans être inquiété et conserver la confiance de la justice ? C'est incompréhensible", poursuivent l'URI et la FGA CFDT.

"Le groupe Doux est finalement coupé en deux", estiment-elles, demandant la dissolution du consortium Sofiprotéol, concurrent du plan de Charles Doux, "pour mettre fin aux conditions d'indivisibilités des offres qui doivent être déposées avant le 10 août".

Amertume et le pessimisme pour les quelque 1.700 salariés

L'amertume et le pessimisme sont largement partagés parmi les quelque 1.700 salariés du pôle frais du groupe, dont le tribunal a prononcé la liquidation, tout en accordant un délai, jusqu'au 10 août, pour de nouvelles offres de reprise.

Pour les quelque 250 salariés de Doux Frais à Graincourt-lès-Havrincourt, dans le Pas-de-Calais, où l'usine tourne au ralenti, c'est le "ras-le-bol", dans l'attente d'un éventuel repreneur.