BFMTV

Disparition : toujours aucune nouvelle d’Erane et Andy

On est toujours sans nouvelle des petits Andy (à gauche) et Erane-David (à droite), disparus samedi près de Bordeaux.

On est toujours sans nouvelle des petits Andy (à gauche) et Erane-David (à droite), disparus samedi près de Bordeaux. - -

Les recherches pour tenter de retrouver Erane et Andy âgés de 7 ans qui ont disparu samedi après-midi à Eysines, près de Bordeaux, se sont élargies lundi. Boxes d’hippodrome et bois ont été fouillés, des lacs ont été sondés. Sans résultat. Témoignages.

Fugue, accident ou piste criminelle : tous les scénarios étaient encore envisagés lundi soir concernant le sort d'Erane et Andy, qui ont disparu samedi après-midi à Eysines, près de Bordeaux lors d’une réunion familiale dans un pavillon d'un quartier résidentiel. « Quand il y a disparition, cela peut être une fugue, tout peut être envisagé », a déclaré lundi en fin d'après-midi le préfet de Gironde délégué pour la défense et la sécurité, Hubert Weigel.

Un des meilleurs chiens pisteurs en renfort

Dans l'après-midi, les enquêteurs ont été renforcés par l'un des sept meilleurs chiens pisteurs en France, qui, avec son maître-chien, le gendarme Bruno Roumeau, s'est employé à retracer le parcours des deux cousins, en suivant leur trace olfactive. Le chien a détecté un premier itinéraire, correspondant à l'un des garçonnets, passant près d'un collecteur d'eaux usées, en bordure de la rocade entourant Bordeaux, à environ 1 km du lieu de leur disparition, avant de continuer. La trace olfactive du second enfant confirmait le premier itinéraire indiquant aussi aux enquêteurs que, selon toute vraisemblance, ils ont quitté la maison à pied. Partant de la dernière trace détectée, une vingtaine de pompiers appartenant au Groupement régional d'intervention en milieu périlleux exploraient encore, vers 23h30, la galerie de tuyaux connectée au collecteur d'eaux usées, à sec, même si, selon une source policière, il s'agissait d'une autre "vérification de routine". Les pompiers, en combinaison spéciale, devaient s'y introduire à quatre pattes tant le passage était étroit.

200 policiers pour ratisser les bois

Auparavant quelque 200 policiers, des agents municipaux et des bénévoles ont fouillé de fond en comble un bois au sud-est de la maison également suite à des "traces" identifiées par un chien. Mais aussi dans le lac de Bordeaux, car les enfants étaient "frustrés (samedi) de ne pouvoir se baigner". Dans la journée des enquêteurs se sont rendus chez des personnes connues des services de police pour des affaires d'agression sexuelle, sans que ces visites n'aient débouché sur quoi que ce soit.

« Quand le plan enlèvement sera-t-il déclenché ? »

Le père d'Erane, Pierre-Alain Sylva est persuadé que les deux enfants n’ont pas fugué : « On se pose plein de questions. On attend une réponse : à partir de quand le plan enlèvement sera déclenché ? Ca fait déjà 2/3 jours… Ils ont 6 et 7 ans. Les enquêteurs ont déployés des moyens énormes. Ils sont en train de ratisser à 5 kilomètres du lieu où les chiens se sont arrêtés. Mais si on ne trouve pas de corps, pas d’indice, pas d’habit, de chaussure, il va falloir se remettre en cause et se dire qu’ils ont été enlevés ».
Le plan d'alerte enlèvement n'a pas encore été déclenché car cette disparition ne remplit pas toutes les conditions nécessaire pour mettre en marche cette alerte. En effet, il manque « des éléments d'informations permettant de localiser l'enfant ou le suspect », critères indispensables pour que le ministère de l'Intérieur puisse mobiliser des moyens pour une alerte enlèvement.

« Les investigations sont difficiles »

David Book est commissaire principal, chef du service de sécurité de proximité à Bordeaux. Sur RMC, il a confié la difficulté de mener une telle enquête : « Les investigations sont difficiles parce que les indices sont ténus depuis le début de la disparition samedi soir. Nous disposons de très peu de témoignages probants. Un appel à témoin a effectivement été diffusé dimanche et très peu de témoignages nous sont parvenus : seulement deux ou trois qui ont bien sûr été exploités. Quelqu’un lundi nous a fait des déclarations nous signalant deux enfants avec des adultes mais pour l’instant rien de décisif pour l’enquête ».

La Rédaction avec Victor Joanin