BFMTV

Dengue: un deuxième cas autochtone en France

Le moustique tigre peut transmettre la dengue.

Le moustique tigre peut transmettre la dengue. - EID Méditerranée - AFP

Un deuxième cas de dengue a été découvert dans le Var, chez une personne qui n'avait pas voyagé dans les 15 jours dans une zone où circule le virus. Le jeune homme contaminé, un habitant de Toulon, est guéri et rentré chez lui.

Un deuxième cas autochtone de dengue en France a été découvert dans le Var, sans aucun lien cependant avec le cas précédent identifié en août dans ce même département, a annoncé vendredi l'Agence régionale de santé (ARS) PACA.

"Le patient, un jeune homme habitant Toulon, est guéri et a regagné son domicile", a indiqué le Dr Francis Charlet, responsable de la veille et de la sécurité sanitaire, lors d'une conférence de presse. Les premiers symptômes se sont manifestés le 3 septembre et le signalement effectué le 6.

"Enquête épidémiologique"

Des "moustiques adultes actifs" ont été trouvés sur plusieurs des lieux fréquentés par le jeune homme, qui ont fait l'objet jeudi "d'investigations" et des opérations de démoustication ont eu lieu vendredi matin. 

Une "enquête épidémiologique" a également été lancée vendredi matin, dans un rayon de "200 à 300 m" autour duquel le patient a séjourné, les domiciles des habitants étant visités pour détecter "la présence éventuelle de cas", a précisé Francis Charlet.

Niveau 2 de vigilance

Il s'agit du deuxième cas autochtone détecté en France cette année. Un cas est dit autochtone lorsque la personne contaminée n'a pas voyagé dans les 15 jours dans une zone où circule le virus. Le premier cas, avec lequel "il n'y a aucun lien" avait aussi été déclaré dans le Var le 21 août.

Parmi les possibles raisons de cette présence dans cette région, Francis Charlet a évoqué le fait que "le moustique est très implanté dans cette région" où sont aussi recensés de "nombreux cas importés (si le patient a séjourné dans une zone concernée dans les 15 jours précédant le début des symptômes, ndlr)" environ la moitié de ce type de cas en France.

Les autorités sanitaires ont décidé de maintenir le niveau 2 de vigilance, à destination de médecins et des laboratoires notamment.

V.R. avec AFP