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Décès du convoyeur blessé dans un braquage à Aubervilliers

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Le convoyeur de fonds qui a été grièvement blessé dans l'attaque de son fourgon à Aubervilliers (Seine-St-Denis) lundi dernier est décédé des suites de ses blessures ce jeudi. Trois suspects ont depuis été arrêtés.

Le convoyeur qui avait été grièvement blessé lors de l'attaque à l'arme de guerre d'un fourgon blindé le 4 juin à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) est décédé ce jeudi.
Arrêtés le jour même et le surlendemain du braquage, trois jeunes hommes originaires de Seine-Saint-Denis sont mis en examen et ont été écroués pour leur participation présumée à l'attaque. Le fourgon avait été attaqué vers 05h30 par au moins trois hommes armés. Les malfaiteurs, visiblement munis d'armes de type kalachnikov, avaient tiré sur les convoyeurs au moment où ils descendaient de leur véhicule, avenue Jean Jaurès à Aubervilliers. « Il est décédé il y a une heure et demie, sa famille s'y attendait depuis deux jours. Le corps est parti à l'institut médico-légal car il reste une balle dans son corps qu'ils doivent extraire », a expliqué à l'AFP vers 13H30 une source syndicale en contact avec la famille. Touché au foie et opéré, l'état du convoyeur s'était dégradé ces derniers jours, a ajouté cette source.

Manuel Valls promet « une plus grande sécurité » pour les convoyeurs

« Le ministre de l'Intérieur (Manuel Valls) a appris avec une profonde tristesse la mort de M. Patrice Le Perroux, convoyeur de fonds, des suites des graves blessures subies à l'occasion d'un vol à main armée commis à Aubervilliers, le 4 juin, alors qu'il procédait à une opération de transfert d'argent dans une agence bancaire », indique le communiqué de la place Beauvau.
Manuel Valls, qui avait reçu mardi les syndicats de convoyeurs de fonds, « veillera tout particulièrement à ce que l'enquête judiciaire aboutisse à l'identification formelle des auteurs de cet acte afin qu'ils soient traduits devant l'autorité judiciaire ». Le ministre promet également la signature de textes « très prochainement », afin d'assurer aux salariés du secteur « une plus grande sécurité qu'ils sont en droit d'attendre ». Les syndicats regrettent que le précédent gouvernement n'ait pas signé ces décrets, dont le principe avait été décidé il y a plusieurs mois.

La Rédaction avec AFP