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Décès d'une patiente à Cochin: Hirsch pointe des erreurs d'organisation

Martin Hirsch, le directeur de l'AP-HP, le 4 décembre 2013 au ministère de l'Economie.

Martin Hirsch, le directeur de l'AP-HP, le 4 décembre 2013 au ministère de l'Economie. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Il existe "des erreurs d'organisation que nous sommes en train de corriger", a assuré mardi Martin Hirsch, le directeur général de l'AP-HP.

"Il n'y pas de situation de sous-effectif à Cochin. Il n'y a pas de faute individuelle" après le décès d'une sexagènaire le week-end passé, mais "des erreurs d'organisation que nous sommes en train de corriger", a assuré mardi Martin Hirsch, le directeur général de l'AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris) sur France Inter.

Une femme de 61 ans, venue se faire soigner une blessure sans gravité aux urgences, avait été retrouvée morte sur un fauteuil roulant dans le hall de l'hôpital Cochin. La ministre de la Santé Marisol Touraine avait demandé à la direction des hôpitaux de Paris "de faire la lumière dans les meilleurs délais" sur les circonstances de ce décès.

"A ma connaissance de l'enquête, il n'y a pas de faute individuelle qui justifierait des sanctions individuelles, il y a des erreurs d'organisations suffisamment graves pour qu'on prenne des corrections, pour qu'on les prenne au sérieux et qu'on rende des comptes", a-t-il déclaré.

"Des choses n'ont pas fonctionné comme elles devraient"

En outre, "dans l'état actuel de l'enquête, même si elle avait été prise en charge correctement, tout de suite, ça n'aurait pas eu d'influence, ça ne l'aurait pas sauvée", a assuré Martin Hirsch. "Oui, il y a des choses qui n'ont pas fonctionné comme elles devraient", mais cette patiente, qui se trouvait dans une "zone de surveillance" et non dans la salle d'attente des urgences, "n'est pas restée cinq heures morte dans un fauteuil", selon lui. "La cause de la mort est probablement subite, indépendante", a-t-il précisé.

"Au moment où on l'appelle pour la prendre en charge, (...) il y a un moment de confusion où on va la chercher partout (....). Puis, il y a un moment où quelqu'un dit 'il faut vite la mettre dans un box' et à ce moment-là, c'est trop tard", a-t-il détaillé. "On va améliorer Cochin, on ne va pas lâcher Cochin, on ne va pas lâcher ce service."

Une enquête interne a été ouverte par l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dont dépend l'hôpital Cochin. Ses conclusions finales devront être rendues à la fin de cette semaine, a précisé Martin Hirsch. L'enquête devra déterminer si des négligences ont été commises par les personnels de l'établissement.

La rédaction