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Décès d'une fillette en Vendée: la mère et son compagnon mis en examen et écroués

Le parquet de Vendée avait requis mercredi la mise en examen pour "actes de torture ou de barbarie" d'une mère et de son compagnon après la mort d'une fillette. (Photo d'illustration)

Le parquet de Vendée avait requis mercredi la mise en examen pour "actes de torture ou de barbarie" d'une mère et de son compagnon après la mort d'une fillette. (Photo d'illustration) - AFP

Une petite fille de quatre ans avait été retrouvée morte, avec des traces suspectes sur le corps, dont des brûlures et des morsures. La mère et son compagnon avaient été placés en garde à vue.

MISE A JOUR - La mère de la victime et son compagnon ont été mis en examen pour "meurtre sur mineure de 15 ans" et "actes de tortures ou de barbarie", a-t-on appris en début de soirée ce mercredi. Ils ont été écroués.

Les violences subies par la fillette sont insoutenables. Le parquet de Vendée a requis mercredi la mise en examen pour "actes de torture ou de barbarie" d'une mère et de son compagnon après le meurtre d'une fillette de 4 ans, victime entre autres de brûlures et de morsures.

Le corps de la fillette, décédée dimanche à Saint-Georges-de-Pointindoux, présentait des brûlures au deuxième degré sur 30% à 35% de sa surface, a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Vendée, Hervé Lollic.

Torturée pendant sept jours

La mère, arrivée dans la région le 15 août en provenance de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), a reconnu avoir étranglé sa fille, mais "elle réfute cependant avoir voulu (lui) donner la mort", selon le communiqué.

Une autopsie effectuée mardi a aussi mis en évidence "de nombreuses traces de coups" en divers points du corps et des morsures, "au vu des traces très marquées qui subsistent". Le procureur précise que des cheveux ont été arrachés en plusieurs endroits et que ces violences ont été commises sur une durée d'environ sept jours.

Des "punitions"

"Les coups sont reconnus par la mère et son compagnon qui les justifient par la turbulence et les désobéissance multiples de la fillette", selon Hervé Lollic, qui ajoute qu'ils "se rejettent la responsabilité des brûlures, provenant selon eux, de douches brûlantes données par punition". Les morsures sont reconnues par la mère, qui explique avoir aussi puni sa fille de cette façon.

Le parquet a en conséquence requis l'ouverture d'une information judiciaire et demandé au juge d'instruction de mettre les deux suspects en examen des chefs de meurtre sur mineure de 15 ans et d'actes de tortures ou de barbarie sur mineure de 15 ans. Le parquet a requis le placement en détention provisoire de ces deux personnes. Les présentations au juge d'instruction sont en cours au palais de justice de La Roche-sur-Yon, a précisé Hervé Lollic.

C. P. avec AFP