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Coronavirus: Covid-19: un maire des Hauts-de-Seine oblige ses habitants à sortir le visage couvert

Le port de masque pourrait devenir obligatoire.

Le port de masque pourrait devenir obligatoire. - AFP

Les contrevenants écoperont d'une amende de 38 euros en cas de non respect de l'arrêté municipal.

Le maire UDI de Sceaux, dans les Hauts-de-Seine, Philippe Laurent a annoncé lundi avoir pris un arrêté obligeant les habitants de plus de dix ans à se couvrir le nez et le visage avant de sortir.

"A compter du 8 avril 2020, les déplacements dans l'espace public des personnes de plus de 10 ans réalisés conformément aux restrictions nationales sont conditionnés au port d'un dispositif buccal et nasal", indique l'arrêté. 

Plus précisément, la mairie oblige au port d'un masque artisanal, d'une écharpe ou d'un foulard, "à défaut d'un masque chirurgical ou d'un masque FFP2". "Si on n'a pas de masque on peut faire autre chose, c'est mieux que rien", précise Philippe Laurent.

Une amende de 38 euros en cas de non-respect

Les contrevenants écoperont d'une amende de 38 euros en cas de non respect de l'arrêté municipal.

L'édile se base sur plusieurs avis scientifiques pour justifier sa décision, notamment celui de l'Académie de médecine qui a jugé vendredi qu'un masque "grand public" devrait être rendu obligatoire pour les sorties pendant et après le confinement.

Il regrette également "l'erreur" du gouvernement qui a "fait en sorte qu'on assimile protection et masques" : "c'était un problème parce qu'on n'avait pas de masques". 

"Ils ont été obligés de dire que le masque n'était pas utile, chacun sait que c'est faux. Il n'est peut-être pas utile à 100%, en tout cas il ne peut pas être inutile. On sait que le virus se transmet à travers les postillons", poursuit M. Laurent.

Une décision précipitée par le relâchement

Sa décision a également été précipitée par un "net relâchement sur la question du confinement" ce week-end. "Il y avait un monde fou, les gens se croisaient comme d'habitude et sans masque. Ca m'a un peu énervé et c'est irresponsable", explique-t-il.

L'édile, également secrétaire général de l'Association des maires de France (AMF), espère que cet arrêté, le premier à sa connaissance, agira comme une "incitation morale" auprès des autres maires de France.

Cy.C avec AFP