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Chantal Sébire : suicide ou suicide assisté ?

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Chantal Sébire a absorbé une dose mortelle de barbiturique. Le procureur a lancé une enquête pour savoir dans quelle mesure elle a été assistée dans cette démarche.

Cette mère de famille, atteinte d'une douloureuse tumeur des sinus, a absorbé un barbiturique à dose mortelle. Du Pentobarbital, un puissant somnifère qui, à forte dose, entraîne un arrêt respiratoire. Ce produit a été retrouvé en grande quantité dans son estomac, trois fois la dose mortelle. Chantal Sébire a donc absorbé cette substance par voie orale et des traces de pentobarbital ont été retrouvées dans un verre et sur une cuillère à son domicile.

L'interrogation demeure sur les conditions exactes du dècès de Chantal Sébire. Sagit-il d'un suicide ou d'un suicide assisté ? Le procureur va auditionner l'entourage de Chantal Sébire, ses enfants et son frère. Il tente de déterminer s'il y a eu complicité, assistance ou provocation au suicide. Si une infraction pénale était établie, le procureur aura alors le choix : soit il lance des poursuites judiciaires, mais rien ne l'y oblige, soit il peut aussi décider de refermer le dossier et classer l'affaire.

« Que l'on referme ce dossier »

Pour son avocat, Gilles Antonowicz, Chantal Sébire a mis fin à ses souffrances elle-même. Il parle « d'auto-délivrance » et il estime que la « pudeur et la décence voudraient que l'on referme le dossier de Chantal Sébire » et qu'il faut que l'on « considère qu'il s'est passé un drame, un drame révélateur de certains disfonctionnements de notre société ». Selon lui, il faut maintenant traiter ces problèmes « sur un plan politique, pour essayer de trouver les bonnes solutions pour qu'un tel drame ne se reproduise plus ».

La rédaction et Céline Pitelet