BFMTV

Campements de migrants: "nous ne tolérerons pas de réinstallation", prévient le préfet de Paris

Le préfet de Paris Didier Lallement a prévu de prendre un arrêté préfectoral pour empêcher la réinstallation de campements de migrants dans le nord-est de Paris.

Une importante opération d'évacuation de campements de migrants s'est tenue ce jeudi matin dans le nord-est parisien. Entre 600 et 1.200 personnes étaient présentes dans ces campements de fortunes, situés à cheval entre Paris et Saint-Denis. 1.606 personnes ont été mises à l'abri selon le préfet de police. Présent sur place, Didier Lallement a affiché sa fermeté. 

"Cette opération vise non seulement à prendre en charge les migrants mais à faire cesser ces installations déplorables qui sont sur des voiries qui appartiennent à la commune de Paris ou à l'Etat et il n'est pas possible de laisser des gens dans ces conditions-là", a déclaré Didier Lallement. 

Le préfet de Paris a prévu de prendre un arrêté pour empêcher la réinstallation de ces campements. "Nous ne tolérerons pas de réinstallation, je préfère être très clair", a-t-il martelé devant la presse. 

"Nous allons patrouiller, nous contrôlerons toutes les personnes qui tenteront de s'installer", a précisé plus tard Didier Lallement. 

Anne Hidalgo prudente

Alors que l'évacuation de ce jeudi était la 59e depuis 2015 dans la capitale, Anne Hidalgo également présente ce jeudi matin, reste prudente.

"A chaque fois, c'est vrai que les préfets m'ont dit que ça ne se reproduira plus et puis en fait comme l'accueil au jour le jour n'est pas organisé, les campements se sont reconstitués. Je préfère croire les autorités préfectorales quand elles me disent que ça ne se reproduira plus, mais ça ne marchera que si l'accueil est réellement organisé et fluide", prévient la maire de Paris. 

L'opération de mise à l'abri de ce jeudi matin intervient au lendemain d'annonces du gouvernement sur l'immigration. Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner avait notamment promis le démantèlement de ces campements "avant la fin de l'année"

Carole Blanchard