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Cacophonie à Bercy sur l'avenir de la téléphonie

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Alors que les opérateurs pourraient passer de quatre à trois en cas de vente de SFR à Bouygues Télécom, la position du gouvernement reste vague. Si Arnaud Montebourg est favorable à une consolidation du secteur, Benoît Hamon s'en méfie.

C'est l'heure des grandes manœuvres dans les télécoms. Bouygues a créé la surprise en annonçant qu'il était prêt à céder tout son réseau à Free, à condition que Vivendi lui vende SFR.

Alors que tout le monde retient son souffle, à Bercy il y a une sorte de cacophonie autour des mouvements qui agitent le secteur. Le seul à s'être prononcé clairement est Arnaud Montebourg: il est favorable à un rachat de SFR par Bouygues plutôt que par Numericable.

Le ministre du Redressement productif préfère qu'il y ait le moins d'acteurs possibles en France, afin que ces derniers soient plus gros, plus forts, et mieux armés pour s'imposer dans la compétition mondiale.

Trois critères pour Pierre Moscovici

Autre son de cloche à Bercy, Benoît Hamon, lui, au contraire se méfie d'une concentration dans le secteur des télécoms. Le ministre en charge de la consommation garde à l'esprit que l'arrivée de Free a bousculé les codes et a profité aux consommateurs. En cas d'un retour à trois acteurs, il veut donc des garanties pour que les meilleurs tarifs soient appliqués. Quant à Fleur Pellerin, la ministre en charge du numérique, elle reste très discrète.

Alors, au final, faut-il privilégier un rapprochement des opérateurs ? Qu'est ce qui est le plus efficace pour l'économie et le plus intéressant en termes d'emploi ?

Il n'y a pas une ligne claire mise en avant par Bercy. Pour le patron des lieux, Pierre Moscovici, l'emploi, l'investissement et les consommateurs doivent être les trois critères du rachat de SFR. Contrairement à Arnaud Montebourg, le ministre de l'Economie et des finances n'affiche toujours pas de préférence.

La rédaction