BFMTV

Bientôt une rue "zéro déchet" à Paris

La rue de Paradis sera la première rue "zéro déchet"

La rue de Paradis sera la première rue "zéro déchet" - Wikimédia

À partir du mois de décembre, les habitants de la rue de Paradis seront invités à réduire leurs déchets de 10% en un an. La mairie du 10e arrondissement a prévu plusieurs actions pour permettre le succès de cette expérimentation.

Sélectionnée dans le cadre du Plan climat de Paris, la rue de Paradis (10e arrondissement) va devenir à partir du mois de décembre la première ‘rue zéro dechet’ de la capitale, d’après une information du JDD.

En réalité, cette expérimentation qui doit durer un an ne vise évidement pas à supprimer l’ensemble des déchets de la rue mais à les "réduire de 10%", explique au journal dominical la maire du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard. Une baisse qui correspondrait à 50 kilos de déchets en moins par personne.

Formations au tri et ateliers pour apprendre à moins jeter

Pour parvenir à cet objectif, les 6000 habitants de la rue ainsi que les salariés, commerçants et écoliers seront invités à revoir leurs habitudes en réduisant leurs déchets de façon drastique. Des formations au tri seront proposées par l’association Zero Waste Paris alors que moins de 20% du contenu des poubelles est recyclé dans la capitale. D’autres ateliers comme "des cours de cuisine de restes alimentaires" permettront d’apprendre à moins jeter.

Quant aux restaurateurs, ils seront incités à utiliser des boîtes en carton recyclable pour les plats à emporter et les livraisons mais également des gobelets réutilisables et des pailles recyclables. Dans la rue, la mairie proposera des composteurs collectifs ainsi qu’un frigo à partager. Les salariés fumeurs se verront pour leur part offrir des cendriers de poche.

Des pesées des bennes

Un suivi régulier de l’expérimentation sera opéré avec notamment des pesées des déchets collectés par les camions bennes. Les habitants disposeront également de grilles de pesée individuelle pour analyser mensuellement l’évolution de la quantité de déchets collectée. 

Pour l’heure, l’association Zero Waste Paris met en place des rencontres entre les différents acteurs concernés par l’expérimentation. "Nous pensons que c’est possible et que c’est nécessaire. Moins on brûlera de déchets, meilleure sera la qualité de l’air, sans parler des effets sur la pollution de l’eau", assure Alecandra Cordebard au JDD.

P.L