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Bartolone récuse la parité invoquée par Guigou pour le perchoir

Claude Bartolone a balayé l'argument de la parité invoqué par Elisabeth Guigou pour justifier sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale, qu'il brigue également, à l'instar de Jean Glavany. "Si d'un seul coup la parité était avancée comme cel

Claude Bartolone a balayé l'argument de la parité invoqué par Elisabeth Guigou pour justifier sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale, qu'il brigue également, à l'instar de Jean Glavany. "Si d'un seul coup la parité était avancée comme cel - -

PARIS (Reuters) - Claude Bartolone a balayé mardi l'argument de la parité invoqué par Elisabeth Guigou pour justifier sa candidature à la présidence...

PARIS (Reuters) - Claude Bartolone a balayé mardi l'argument de la parité invoqué par Elisabeth Guigou pour justifier sa candidature à la présidence de l'Assemblée nationale, qu'il brigue à l'instar de Jean Glavany.

Le groupe socialiste à l'Assemblée choisira jeudi après-midi son candidat et l'élection en séance publique au "perchoir" se déroulera le 26 juin, début de la législature. La présidence est promise à la gauche qui détient la majorité absolue dans l'hémicycle.

Le scrutin est devenu plus ouvert depuis la défaite en Charente-Maritime de Ségolène Royal, candidate à la succession de l'UMP Bernard Accoyer avec le soutien de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault.

Le Premier ministre avait estimé que la désignation d'une femme serait un symbole important pour un parti engagé dans la parité.

"Si d'un seul coup la parité était avancée comme cela, il faudrait mettre dans la Constitution que lorsque le président de la République est un homme, le Premier ministre est une femme", a déclaré mardi sur Europe 1 Claude Bartolone.

Le député de Seine-Saint-Denis, qui avait soutenu Martine Aubry pour la primaire d'investiture socialiste, estime avoir "le caractère et le profil pour pouvoir occuper ce poste".

L'ancien ministre de la Ville a mis en avant son expérience de responsable politique -"je sais ce qu'est le devoir d'une majorité"- et de député "qui a connu la majorité absolue et l'opposition absolue".

"FÉMINISER L'ASSEMBLÉE"

Il a dit savoir "ce qui doit être fait pour faire respecter l'Assemblée nationale, en faire un pivot démocratique".

Claude Bartolone a souligné qu'il n'était "à la recherche ni d'un strapontin, ni d'un prix de rattrapage".

Elisabeth Guigou, elle, "chemine".

"Je suis disponible, motivée, et je crois plutôt bien préparée. Prête", a-t-elle réaffirmé mardi sur RMC Info et BFM TV.

"Je suis motivée parce que je pense qu'il faut vraiment donner un vrai signal pour féminiser l'Assemblée nationale.(.) Je pense qu'il faut vraiment se battre pour la parité parce que c'est l'équilibre", a-t-elle expliqué.

Un peu plus tôt, sur France Inter, l'ancienne ministre de la Justice, qui est également élue en Seine-Saint-Denis, avait estimé qu'elle pourrait être "un très beau symbole".

Elle a précisé sur Europe 1 qu'elle présenterait sa candidature "si les conditions d'un dispositif général équilibré sont établies" d'ici jeudi.

"Jamais vous ne m'entendrez ni critiquer les autres candidats qui sont parfaitement légitimes, ni dire 'c'est moi, c'est moi, c'est moi'. Je veux évaluer la situation, voir si la possibilité de ma candidature rencontre un écho", a-t-elle ajouté.

"Je regrette profondément que Ségolène (Royal) ne soit pas là. Elle n'a pas mérité ce qui lui arrive, elle aurait été une très bonne présidente de l'Assemblée", a commenté Elisabeth Guigou.

Jean Glavany, ancien ministre de l'Agriculture et député des Hautes-Pyrénées, est lui aussi "candidat à la candidature".

Sophie Louet