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Avortement: le gouvernement s'attaque aux sites internet anti-IVG

La page d'un site internet sur l'IVG qui propose un numéro vert mettant en lien les femmes et des militantes pro-vie.

La page d'un site internet sur l'IVG qui propose un numéro vert mettant en lien les femmes et des militantes pro-vie. - Capture d'écran BFMTV

La ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a annoncé, mardi 27 septembre, vouloir élargir le délit d'entrave à l'IVG aux sites internet de propagande anti-avortement.

L'annonce a eu lieu mardi 27 septembre, à la veille de la journée mondiale du droit à l'avortement. A l'initiative de la ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol, un amendement va être introduit au projet de loi égalité et citoyenneté afin d'élargir le délit d'entrave à l'IVG aux sites internet qui véhiculent des informations biaisées sur l'avortement.

Ces sites, tels que ivg.net ou encore avortement.net, mettent en relation par le biais d'un numéro vert des femmes avec notamment des bénévoles militantes pro-vie, ce qui ne facilite pas le travail du planning familial qui a récemment lancé une nouvelle campagne #CeciNestPasUnCintre afin de promouvoir le droit à l'avortement et à la contraception.

Si l'amendement du gouvernement est voté, le délit d'entrave concernera donc les sites qui véhiculent "des allégations ou une présentation faussée, pour induire en erreur dans un but dissuasif sur la nature et les conséquences d'une IVG". Le délit d'entrave, introduit en 1993 dans le code de santé publique, est sanctionné par deux ans de prison et 30.000 euros d'amende.

la rédaction avec Guillaume Bernhard et AFP