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Attentat de Nice: l'ex-porte-parole de l'association de victimes condamné en appel

Le Palais de justice d'Angoulême

Le Palais de justice d'Angoulême - (Photo d'illustration) - JLPC - Wikimedia Commons

Il avait détourné 9000 euros de l'association de victimes de l'attentat de Nice, "Promenade des Anges". Vincent Delhomel, son ancien porte-parole a été condamné en appel à 18 mois de prison, dont six avec sursis.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a confirmé mardi la condamnation à 18 mois de prison dont six avec sursis de l'ex-porte-parole de l'association des victimes de l'attentat de Nice, poursuivi pour avoir détourné 9000 euros et qui devrait être prochainement libéré et placé sous bracelet électronique.

Abus de confiance

Vincent Delhomel, ex-porte-parole de l'association "Promenade des Anges", a été condamné pour abus de confiance aggravé. La cour d'appel l'a en revanche relaxé des poursuites pour escroquerie. En première instance à Nice, il avait déjà écopé d'une peine de 18 mois de prison, dont six avec sursis.

Ecroué après sa condamnation par le tribunal correctionnel de Nice le 11 octobre, il devrait être rapidement libéré, la cour d'appel d'Aix lui ayant donné la possibilité de purger sa peine sous bracelet électronique.

Détournement d'une vente de brassards

Constituée en août 2016, moins d'un mois après l'attaque au camion-bélier qui a fait 86 morts et plus de 450 blessés sur la Promenade des Anglais, l'association "Promenade des Anges" avait été prise en main bénévolement par Vincent Delhomel, un serveur de 50 ans, dépressif et en arrêt maladie depuis l'attentat.

Remplacé depuis fin janvier 2017 à la tête de l'association, il était poursuivi pour avoir détourné sur son compte personnel la recette d'une vente caritative de brassards lors du marathon Nice-Cannes 2016 et pour avoir présenté des notes de frais indues.

A l'audience, devant le tribunal correctionnel de Nice, Vincent Delhomel avait reconnu avoir remboursé une dette de loyer de 1150 euros avec l'argent de l'association. C'était selon lui en attendant le remboursement des frais par ailleurs engagés.

"Un escroc et un voyou" 

En revanche, il avait eu plus de mal à justifier ses notes de frais pour les taxis, les restaurants, où il dînait seul le soir, et pour les tickets de RER quand il était allé voir sa sœur en région parisienne.

Présenté comme "un escroc et un voyou" par l'avocat de l'association, Vincent Delhomel avait été esquissé comme "quelqu'un de fragile" par son défenseur, qui avait critiqué la stratégie du parquet faisant de lui un "bouc-émissaire".

Présent le soir de l'attentat, Vincent Delhomel travaillait dans un bar situé à l'endroit où le camion utilisé pour l'attentat avait calé et où son conducteur avait été tué par la police. A ce titre, il avait été reconnu comme victime psychologique de l'attentat.

M. F. avec AFP