BFMTV

Assassinat d'un leader tamoul à Paris: le parquet demande un non-lieu pour les deux suspects

Le parquet demande un non-lieu pour les deux suspects de l'assassinat d'un leader tamoul à Paris.

Le parquet demande un non-lieu pour les deux suspects de l'assassinat d'un leader tamoul à Paris. - photo d'illustration - AFP

Le parquet de Paris a requis un non-lieu pour les deux suspects mis en examen pour l'assassinat en novembre 2012 du leader à Paris de l'ex-rébellion séparatiste des Tigres tamouls du Sri Lanka.

Meurtre commandité par le gouvernement sri-lankais - hypothèse privilégiée par les proches de la victime - règlement de compte ou rivalités au sein de la communauté tamoule, la Brigade Criminelle et les juges d'instruction ont suivi plusieurs pistes dans cette enquête.

Au soir du 8 novembre 2012, Nadarajah Mathinthiran, dit Parithy, considéré comme le leader à Paris des Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), avait été tué de plusieurs balles en pleine rue, dans le XXe arrondissement, alors qu'il sortait du local du Comité de coordination tamoul en France (CCTF), où venait de se tenir une réunion.

Contrat pour tuer

Deux jours après le meurtre, un témoin s'était présenté à la Brigade criminelle, accompagné d'un proche de la victime. Il avait raconté aux enquêteurs que l'homme qu'il hébergeait, Jegan J., 37 ans, surnommé Ramesh, lui avait confié avoir passé un contrat de 50.000 euros avec le gouvernement sri-lankais pour éliminer Mathinthiran. D'après cette version, Ramesh avait chargé le leader d'un gang au sein de la communauté, surnommé Prem, 36 ans, de tuer la cible.

Mis en examen et en détention provisoire pendant près d'un an, les deux hommes ont toujours nié.

Au Sri Lanka, le conflit entre l'armée et la guérilla tamoule, qui se battait pour obtenir un territoire indépendant, a duré de 1972 à mai 2009, l'un des plus longs et sanglants d'Asie. Il a fait, selon des estimations de l'ONU, quelque 100.000 morts et s'est achevé par la victoire de l'armée qui a écrasé la rébellion dans le sang.

la rédaction avec AFP