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Ardennes: des ex-salariés de PSA privés de retraite à cause d'une erreur administrative

Un ligne de montage des voitures Citroën C3 Picasso et Peugeot 208 par le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën à l'usine Trnava, dans l'ouest de la Slovaquie, le 3 décembre 2015. (image d'illustration)

Un ligne de montage des voitures Citroën C3 Picasso et Peugeot 208 par le constructeur automobile français PSA Peugeot Citroën à l'usine Trnava, dans l'ouest de la Slovaquie, le 3 décembre 2015. (image d'illustration) - SAMUEL KUBANI - AFP

Plusieurs anciens salariés de l'usine PSA Peugeot-Citroën des Ayvelles, près Charleville-Mézières, et ayant bénéficié d'un plan de départs volontaires en 2015, n'ont toujours pas perçu leur retraite à cause d'un bulletin de salaire erroné.

Pour beaucoup, ils ont passé toute leur carrière professionnelle chez PSA. C'est d'ailleurs ce qui a permis à une quarantaine de salariés de l'usine PSA Peugot-Citroën, près de Charleville-Mézières dans les Ardennes, de bénéficier en 2015 d'une retraite anticipée à 60 ans dans le cadre d'un plan de départs volontaires. Sauf qu'à ce jour, plusieurs d'entre eux n'ont toujours pas perçu leur retraite. Selon la caisse de retraite, la CARSAT Nord-Est, il manquerait un trimestre sur leur dernier bulletin de salaire récapitulatif, rapporte France Bleu

Obligés de trouver un CDD si l'erreur n'est pas rectifiée

"Je partais confiant. Je pensais qu'on était bon au niveau trimestres (...)", confie à la radio un ancien employé du site de Charleville-Mézières.

Sollicitée par ses ex-salariés, l'entreprise n'a toujours pas fait le nécessaire. Si l'erreur administrative n'est pas rectifiée, ils seront alors contraints de trouver un CDD de 35 heures pendant un mois pour valider le trimestre manquant, sans quoi ils devront patienter jusqu'à 62 ans pour enfin percevoir leur retraite. En attendant, ils pourront compter sur leurs indemnités chômage mais pendant 1 an seulement, précise France Bleu. Au delà, et sans emploi, ils devront vivre avec le salaire de leur conjoint ou le RSA.

"J'ai trouvé ça hallucinant qu'après 40 ans de travail on se retrouve au RSA pour une erreur administrative et que Citröen ferme la porte. Ils pourraient au moins dire qu'ils leur proposent un CDD avant le 31 mars pour éviter tous les tracas qu'on peut avoir", s'indigne une ex-employée au micro de la radio locale, qui a contacté le service des ressources humaines de l'entreprise, en vain.

A.C.